Amédée Le Faure,
Aux avant-postes : juillet 1870-janvier 1871
(1871)
“ Jamais notre armée n'a donné avec un plus merveilleux ensemble. Plus de chants, plus de cris : les régiments défilent calmes, graves, stoïques, pour combattre et pour vaincre; ils n'ont pas besoin de se griser, le sentiment du devoir leur suffit. Le passage de la Marne s'est effectué en bon ordre : l'endroit était habilement choisi. Grâce à nos forts et aux redoutes, les Prussiens ne pouvaient en aucune façon s'opposer à notre manœuvre. Plus bas ou plus haut, il nous aurait fallu effectuer sous le feu terrible de l'ennemi cette opération toujours si difficile, le passage d'un pont. ”
