Amédée Le Faure,
Aux avant-postes : juillet 1870-janvier 1871
(1871)
“ Nous passons sous leurs carabines; après une course insensée, montant, descendant, nous attendant à chaque pas à recevoir une balle, nous arrivons à Grosbliederstroff. Là, il y a eu une véritable panique; un quart d'heure avant notre venue, les Prussiens ont traversé un petit pont sur la Saar et sont entrés dans le village. Les habitants effrayés se sont sauvés en toute hâte; il n'est resté qu'un malheureux à qui les uhlans ont mis le pistolet sur la gorge en le sommant d'indiquer la maison du curé. ”
