Résumé

André Fribourg Les semeurs de haine : leur oeuvre en Allemagne avant et depuis la guerre (1922)

Quand on voit l'immense complot qui s'organise, à l'est, malgré les efforts méritoires des esprits libérés de l'Allemagne, quand on songe aux basses calomnies, aux mille et un moyens employés par les semeurs de haine pour exciter leur peuple contre nous, quand on pèse la somme d'activité, d'intelligence, de volonté, d'acharnement dépensée dans l'espoir de voir germer, demain, la violence et la mort, le coeur se serre, la tête se penche et ces paroles vous montent aux lèvres : « En vérité... ce n'était pas la peine... ».
Source : Gallica

André Fribourg Les semeurs de haine : leur oeuvre en Allemagne avant et depuis la guerre (1922)

Ce ne sont, dans son oeuvre, qu'injures et menaces : « Ce fanatisme, dit-il, je le regarde aujourd'hui comme un modèle. Cette haine était dirigée contre Napoléon, qui, malgré tout, avait pour lui, la grandeur du génie. La haine d'aujourd'hui est dirigée contre un peuple que nous aurions écrasé avec l'ongle du pouce comme une punaise s'il avait eu le courage de se mesurer seul avec nous, un peuple qui, avec une séquelle d'alliés, n'a pu nous vaincre sur le champ de bataille, un peuple qui enfin contribua à nous détruire par une politique de polisson et non par le génie et l'action virile ».
Source : Gallica

André Fribourg Les semeurs de haine : leur oeuvre en Allemagne avant et depuis la guerre (1922)

L'un des dangers réels pour l'Europe c'est que la jeunesse d'Allemagne soit élevée et qu'elle grandisse dans des pensées de revanche. L'un des dangers, dis-je, c'est que la jeunesse d'Allemagne soit élevée et qu'elle grandisse avec l'idée de recouvrer l'ancien prestige, l'ancien ascendant, les anciennes possessions de l'Allemagne, avec l'idée de châtier le vainqueur pour les anciennes défaites infligées à l'Empire, avec l'idée de satisfaire d'une façon générale l'orgueil national allemand.
Source : Gallica

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