André Hallays

Résumé

André Hallays Revue des Deux Mondes

On meurt, on meurt de toutes les morts : par la faim, par les balles, par les épidémies...
Pendant ce temps, le gouvernement parlemente avec l’ennemi. Comme il sait que, derrière lui, il n’a plus dans le peuple la force de résistance nécessaire, il accorde à l’ennemi tout ce qu’il demande : des territoires, l’or de la Banque d’Empire, et émet des chèques pour plusieurs milliards, signe tous les engagements qu’on lui extorque, car il lui faut la paix à tout prix. Mais cette paix ne sera pas une paix qui nourrit ! Ce sera l’enfer sur terre, ce sera quelque chose de pire que la guerre.
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André Hallays Revue des Deux Mondes

Comment Bucher gouverna le temporel et le spirituel de la maison, comment il sut communiquer à ses compagnons, en même temps que son ardeur et sa foi, le goût d’un travail attentif et bien réglé, comment il les fit profiter de son expérience du germanisme, comment lui-même tirait des conclusions rapides et sûres des documents innombrables qui chaque jour passaient sous ses yeux, ceux qui l’ont vu à l’œuvre, jamais n’en perdront le souvenir. Il avait la passion de l’ordre et, malgré la haine implacable qu’il avait vouée à l’Allemagne, il ne cessait de louer sa faculté d’organisation.
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André Hallays Revue des Deux Mondes

Le conflit éclate : en moins de trois mois, M. Spindler perd toutes ses illusions sur l’Allemagne ; il juge la discipline et l’ordre allemands ; il maudit la guerre, mais il commence à en comprendre le sens ; il fait mieux qu’espérer la victoire de la France, il y croit. Et cette évolution qui se passe en lui-même, il la constate, rapide et profonde, chez tous ceux qui l’entourent, chez les siens, chez les paysans, chez les bourgeois, dans tout le peuple de l’Alsace.
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