Charles Andler

Charles Andler

Résumé

Portrait de Charles Andler Charles Andler Le prince de Bismarck (1899)

Contrairement à Guillaume Ier, qui avait proclamé ne faire la guerre qu'à l'Empereur et non pas au peuple français, c'est à la nation qu'en voulut Bismarck. Devant Wimpffen, en violentes explosions, il la dépeignit envieuse, turbulente, incapable de pardonner les victoires qui n'étaient pas siennes ; il se dit résolu à l'empêcher de nuire une fois pour toutes. Une vieille haine d'enfance, et qu'avivait le souci de ses fils, réchappes bien juste de la chevauchée meurtrière de Rezonville, remontait en lui et lui faisait oublier la part de responsabilité qui lui revenait dans ces massacres.
Source : Gallica

Portrait de Charles Andler Charles Andler Le prince de Bismarck (1899)

Dans ces querelles complexes et longues qui, de nos jours, après avoir longtemps couvé, éclatent en guerres soudaines, comment savoir toujours d'où vient l'agression vraie? Les deux partis ne se renvoient-ils pas toujours le reproche de la provocation, ou directe, ou argutieusement machinée? Un traité d'alliance veut qu'on prenne parti. En cas de conflit entre la Russie et l'Autriche, l'Allemagne en 1890 devait à la fois l'appui de toute sa force militaire à l'Autriche attaquée, et elle devait sa neutralité bienveillante à la Russie, si l'agression ne venait pas d'elle.
Source : Gallica

Portrait de Charles Andler Charles Andler Le prince de Bismarck (1899)

A cette marche des choses, Bismarck, comme homme d'action, ne trouvait rien à redire, puisqu'elle est. Il tâchait de la tourner à son profit; et c'est en cela qu'il fut un réaliste moderne. Mais, comme croyant, par surcroît il la vénérait, la force étant pour lui divine. Il faut reconnaître que nul vainqueur ne montra dans la victoire moins d'arrogance : une humilité étrange l'inclinait alors devant le Dieu invisible. Seulement, il pensait que c'est agir dans le sens de la divinité que de s'assurer la force.
Source : Gallica

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