É. Ollivier, Revue des Deux Mondes
“ Bismarck n’oublia jamais que, sous la simplicité aimable de Guillaume, veillait l’orgueil d’un roi de droit divin. Quelque affermi qu’il se sentît, il conserva l’attitude d’un sujet déférant devant le maître qui l’a élevé et qui, d’un geste, peut le culbuter. Le plus souvent, il semblait accepter les décisions qu’il venait de suggérer. Même à ces heures d’angoisse où quelque licence se justifierait, il ne paraît pas s’être écarté dans ses véhémences du respect le plus strict ; je doute qu’il ait jamais pris vis-à-vis de son roi le ton de Cavour envers le sien, après Villafranca. ”
