Pierre de La Gorce

Pierre de La Gorce

Résumé

Portrait de Pierre de La Gorce Pierre de La Gorce Napoléon III et sa politique (1933)

En ces conjonctures, beaucoup, soit persistance de docilité, soit recherche de lumière, portent leurs regards vers l'Empereur. Entre tous, il est le plus anxieux.
Italie, Allemagne, Pologne, principautés danubiennes, Mexique, il a touché à tout. Prince fastueusement et candidement international, n'a-t-il pas laissé démanteler la patrie? Ce que nul n'ose lui dire encore, il se l'est dit à lui-même, et il se rejette vers une politique aussi réaliste que l'autre a été embrumée de rêves.
Source : Gallica

Portrait de Pierre de La Gorce Pierre de La Gorce Napoléon III et sa politique (1933)

Refuser Rome, c'était s'obliger doublement à libérer la Vénétie. Chez l'Empereur, le désir était devenu obsession. Comme on donne un bijou à une femme très aimée, il donnerait au jeune royaume le joyau de Venise. A Biarritz, la pensée de l'Empereur s'était trahie. Faisant allusion à la Convention de Gastein qui a rapproché pour un instant les gouvernements de Vienne et de Berlin, il demande à Bismarck avec une certaine solennité si, par cette convention même, la Prusse n'a pas garanti à l'Autriche la possession de la Vénétie.
Source : Gallica

Portrait de Pierre de La Gorce Pierre de La Gorce Napoléon III et sa politique (1933)

Justement, il se trouve que le comte de Goltz et M. Nigra, représentant, l'un la Prusse, l'autre l'Italie, se sont depuis longtemps insinués dans l'esprit de l'Empereur et par surcroît de l'Impératrice. Rien ne leur a coûté, ni de célébrer le génie du souverain, ni de marquer, par un trouble discret et flatteur, leur admiration pour la beauté de la souveraine. Le manège a d'autant mieux réussi qu'à la cour impériale rien n'attire mieux la confiance que la qualité d'étranger.
Source : Gallica

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