Résumé

Jacques Populus,  Le Second empire, par Jacques Populus (1871)

“ La réalité vint brusquement déjouer ces projets. Après une campagne de trois semaines, l'armée prussienne campait en vue de Vienne, et terrifiée par la victoire de Sadowa, l'Autriche s'avouait vaincue. La supériorité de l'organisation militaire de la Prusse et de son armement venait de s'affirmer par un coup de foudre qui donna à réfléchir à l'Empereur. L'idée lui vint alors de s'allier au vainqueur, et, par un système de concessions réciproques habilement conçu, de partager avec lui la suprématie sur l'Europe. ”
Source : Gallica

Jacques Populus,  Le Second empire, par Jacques Populus (1871)

“ Vainqueur de l'Autriche après l'avoir été de la Eussie, consolidé sur son trône par les succès de son armée, Napoléon III résolut d'être non pas seulement le glorieux, mais encore le magnanime, et comme une preuve de son autocratie et du dédain que lui inspiraient désormais ses ennemis politiques, il résolut de les écraser du poids de sa clémence. Le 15 août, le Moniteur enregistrait un décret d'amnistie ainsi conçu :
« Amnistie pleine et entière est accordée à tous les individus qui ont été condamnés pour crimes et délits politiques, ou qui ont été l'objet de mesures de sûreté générale.»
”
Source : Gallica

Jacques Populus,  Le Second empire, par Jacques Populus (1871)

“ Bancel, un proscrit, élu contre Emile Ollivier, le transfuge ; Bochefort, le chroniqueur, devenu pamphlétaire, qui s'étant souvenu qu'en France le ridicule est l'arme qui tue le plus sûrement, avait fait de sa Lanterne une arme terrible, et avait vu grandir sa popularité par la persécution maladroite du pouvoir. Avec de pareilles élections, marquées au coin de l'opposition la plus absolue à l'empire, et complétées par un grand nombre d'élections départementales, qui avaient envoyé à la Chambre bon nombre de républicains et de libéraux, la situation de Napoléon III devenait critique. ”
Source : Gallica

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