Sûreté générale

Définition et enjeux

A. Baube,  Pourquoi et comment rétablir le ministère de la Police générale… (1850)

“ Avant, renfermée dans son temple, elle ne voudra pas en sortir pour promener ses pas et ses regards dans les lieux publics, dans les asiles secrets où la sûreté générale et la sécurité particulière, peuvent être troublées, où les délits, les crimes et les forfaits peuvent être médités ou commis. Ce n'est pas seulement sa dignité qui serait compromise, c'est son intégrité. Dans cette surveillance active, les jugés seraient souvent témoins, et un juge ne, doit jamais l'être. Pour bien peser les témoignages des autres dans ses balances, il ne doit jamais y mettre le sien. ”
Source : Gallica

Jacques Populus,  Le Second empire, par Jacques Populus (1871)

“ Sûreté générale, manoeuvres, intelligences, mots vagues et dont l'élasticité même devait laisser toute latitude aux zélés interprêtes de la nouvelle loi. Ainsi, pour un de ces délits mal définis, pour une parole imprudente, pour une correspondance inoffensive, un citoyen pouvait être soustrait à ses juges naturels, se voir exilé ou transporté, et cela sur le simple avis donné au ministre par un préfet, un général, ou un procureur. ”
Source : Gallica

Joseph-Othenin-Bernard de Cléron Haussonville,  Lettre au Sénat, par le comte d'Haussonville (1860)

“ Consultez M. Dupin, par exemple. Versé dans l'interprétation variée de nos lois, il vous dira aussitôt que la loi de sûreté générale contient deux parties bien distinctes : la première relative aux personnes qui avaient été, antérieurement à cette loi, l'objet de certaines condamnations ou mesures administratives ; la seconde relative aux personnes qui seraient à l'avenir condamnées pour certains délits communs, prévus par le Code pénal, ou pour certains délits nouveaux créés par la loi de sûreté générale elle-même. ”
Source : Gallica

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