Police de sûreté

Définition et enjeux

Auguste Vivien Études administratives (1845)

La police politique a des détracteurs; la police de sûreté n'en a point; elle n'excite de plaintes que quand elle n'atteint pas son but, et ceux qui pensent que le gouvernement ne doit prendre aucune mesure contre les actes qui menacent sa sûreté, trouvent très bonnes toutes celles qui tendent à défendre leur bourse ou leur existence.
La police de sûreté est présente partout où se font de grands rassemblements, dans les théâtres, dans les fêtes, dans les promenades où se presse la foule.
Source : Gallica

Louis Canler Mémoires de Canler, ancien chef du service de Sûreté… (1882)

Le chef du service de sûreté doit donc être l'esclave des devoirs, en restant constamment à son poste, afin qu'il puisse, aussitôt informé qu'un assassinat ou un autre crime a été commis, se transporter immédiatement sur les lieux et diriger les recherches ou opérer l'arrestation des coupables.
Comme conclusion sur les qualités indispensables qui font un bon chef de la police de sûreté, il faut qu'il soit doué du désintéressement le plus complet, qu'il professe l'oubli absolu de tout intérêt personnel.
Source : Gallica

Auguste Vivien Études administratives (1845)

Mais les services de la police de sûreté éclatent spécialement dans sa lutte infatigable, habile, courageuse contre les classes perdues de la société, qui semblent en guerre déclarée avec ses institutions et ses mœurs.
Il est au fond de la population de toutes les grandes villes un ramassis de misérables qui vivent en dehors des lois, n'ayant pour règle que leur cupidité, pour moyens que le crime, pour dieu que leurs passions. Le vol est leur ressource, la plus infâme débauche leur volupté, la prison ou l'échafaud leur inévitable fin.
Source : Gallica

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