Résumé

Portrait de Louis Reybaud Louis Reybaud L’Exposition universelle de Paris

C’est à ce sentiment de curiosité que l’exposition du Champ de Mars devra une bonne partie de son succès. Il y a là bien des choses dont il est bon de se faire au moins une idée pour peu que l’on s’intéresse aux problèmes que notre siècle a posés sans avoir la conscience de pouvoir les résoudre. Ce n’est pas pour le simple plaisir des yeux que des flots de peuple se succèdent devant ces machines qui brodent, cousent, impriment, ourdissent les fils, garnissent les bobines, découpent le bois, tenaillent le fer, foulent des chapeaux.
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Ici comme ailleurs, on comprendra qu’une dépense bien faite est parfois une économie. L’acier est, à tout prendre, le métal par excellence pour des œuvres où l’on vise à la durée. Il se fond et se marie à d’autres matières comme la fonte ; il se soude, se martèle, se lamine et s’étire comme le fer ; par la trempe, il acquiert une dureté qui n’exclut pas l’élasticité ; mieux qu’aucun métal, il résiste à l’écrasement ; il n’a contre lui que la cherté, et c’est un défaut dont il se corrige chaque jour.
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Que la nature fabrique des parfums et des couleurs, c’est dans l’ordre, et elle le fait trop bien pour avoir à redouter des contrefaçons. La science s’y est pourtant essayée ; c’était de la témérité. Tandis que tous les corps simples entrent dans les composés minéraux, la chimie organique, qui est l’imitation des produits doués de vie, n’en peut mettre que quatre à profit. Il est vrai qu’en les associant dans des proportions diverses on pousse presque à l’infini la variété des composés, et que l’on concilie ainsi la grandeur dans les résultats avec l’économie dans les causes.
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