Résumé

Marcel Rougé La sûreté nationale : thèse pour le doctorat… (1935)

Surveillance des frontières, police de l'air, police de la T.S.F., police des chemins de fer et des ports, contre-espionnage, oui, mais pas police politique. Il faudrait, il faut lui retirer cette police politique qui transpire partout. Il faut totalement séparer la politique de la police, faire cesser immédiatement l'influence de la première sur la deuxième. Il ne faut pas que la police soit un instrument de gouvernement au service des hommes qui sont au pouvoir; il ne faut pas qu'elle les serve lâchement, au détriment de la justice, du droit et des honnêtes gens.
Source : Gallica

Marcel Rougé La sûreté nationale : thèse pour le doctorat… (1935)

En effet, en temps ordinaire et tant qu'il s'agit d'assurer le bon ordre dans les foires, marchés..., la police appartient au maire, et c'est normal, car, d'une part, ce sont là ses attributions de droit commun, et, d'autre part, ces questions n'intéressent en fait que la ville. Mais, dès qu'il s'agit de grands rassemblements d'hommes susceptibles de troubler l'ordre public, le préfet intervient et prend en main les pouvoirs de police. C'est donc sur deux plans différents que s'exercent les pouvoirs de police des maires et des préfets dans les villes dotées d'une police d'Etat.
Source : Gallica

Marcel Rougé La sûreté nationale : thèse pour le doctorat… (1935)

Il va de soi, Monsieur le Préfet, que tout en appliquant leurs aptitudes et leur zèle professionnels à des objets étrangers à votre domaine propre, les commissaires et inspecteurs de police mobile ne sauraient être affranchis de votre surveillance. Car, comme représentant du gouvernement, il vous appartient d'exercer sur eux, au même titre que sur les divers fonctionnaires de votre département, le contrôle ordinaire au point de vue de leur conduite, de leur attitude, de leurs rapports généraux avec les autres services !
Source : Gallica

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