Résumé

Lucien Joyeux La protection de l'enfance dans le département de la Seine… (1936)

On voit immédiatement le danger d'une telle innovation : qu'il vente ou qu'il neige, les nourrices auraient dû braver les intempéries pour conduire leur élève à la visite, en l'exposant à tous les risques de maladies et de contagions... La loi Roussel serait devenue une arme à double tranchant, exposant les nourrissons à de multiples dangers afin de les mieux protéger !...
Est-ce à dire que la législation de l'Enfance soit maintenant absolument parfaite ? Loin de là. Une œuvre, si réussie soit-elle, possède toujours quelques
imperfections qu'il serait de mauvaise politique de dissimuler.
Source : Gallica

Lucien Joyeux La protection de l'enfance dans le département de la Seine… (1936)

Bien peu de parents, croyons-nous, admettront que la nourrice dont ils louent les services, amène chez eux son propre enfant, afin que son lait serve à la nourriture de deux nourrissons.
Enfin, si les formalités arrêtent un certain nombre de mères désireuses de se placer à domicile pour élever l'enfant de leurs maîtres, il ne faut pas oublier que les places de nourrices sur lieu deviennent de plus en plus rares, par suite de la vie chère et de la crise qui font de cette éleveuse un véritable luxe réservé seulement aux familles aisées.
Source : Gallica

Lucien Joyeux La protection de l'enfance dans le département de la Seine… (1936)

Si la puissance publique ne peut développer la natalité, il lui appartient, du moins, d'intervenir utilement pour restreindre la mortalité infantile par des mesures appropriées. C'est ce qu'elle a compris de très bonne heure, mais réalisé seulement par le vote de la loi du 23 décembre 1874, dont la portée, jusqu'à ce jour, était malheureusement trop réduite, puisqu'elle ne concernait que les enfants de moins
de deux ans placés, moyennant salaire, en nourrice, sevrage ou garde, hors du domicile de leurs parents.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature