Résumé

Louis Canler Mémoires de Canler, ancien chef du service de Sûreté… (1882)

Lacenaire descend brusquement de la voiture, la pâleur de son visage est effrayante, son regard est vague et incertain, il balbutie et semble chercher des paroles que sa langue se refuse à articuler ; Avril descend après lui d'un pas leste et décidé, et jette un regard tranquille sur le public ; toujours résigné, il s'approche de Lacenaire et l'embrasse. — Adieu, mon vieux, lui dit-il, je vais ouvrir la marche ! Il monte d'un pas ferme les degrés de l'échafaud, on l'attache sur la planche fatale, il se retourne encore et dit : Lacenaire, mon vieux, allons, du courage!
Source : Gallica

Louis Canler Mémoires de Canler, ancien chef du service de Sûreté… (1882)

Deux sortes de coqueurs sont à la dévotion de la police : les coqueurs libres et les coqueurs détenus.
Ceux-ci sont ainsi nommés parce qu'ils rendent des services dans les prisons où ils se trouvent enfermés.
Mais je laisse un instant ces derniers pour m'occuper plus particulièrement de la première catégorie.
Le coqueur libre est obligé de passer son existence dans les orgies les plus ignobles ; en relations constantes avec les voleurs de profession, dont il est l'ami, il s'associe à leurs projets. Pour lui tout est bon : vol, escroquerie, incendie, assassinat même !
Source : Gallica

Louis Canler Mémoires de Canler, ancien chef du service de Sûreté… (1882)

Tout à coup, un
individu les accoste : c'est l'Américain, c'est-à-dire le deuxième voleur. Invariablement vêtu de noir de la tête aux, pieds, porteur de favoris fabuleux ou d'un épais collier, cravaté haut, l'air guindé, les doigts chargés de bagues, tandis qu'à son gilet se heurtent sans goût, mais en profusion, chaînes et breloques, il s'adresse au leveur et, dans un langage presque inintelligible, il demande où se trouve l'un des monuments publics, mais toujours l'un des plus éloignés du quartier où la rencontre a lieu.
Source : Gallica

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