Henry Jagot

Vidocq (1928)

Résumé

Henry Jagot Vidocq (1928)

Dans sa misère, il trouve des accents éloquents pour fléchir le commissaire du bagne, qui consent à l'envoyer au travail, à ce que l'on appelle la fatigue. L'espoir renaît dans son âme. Grâce à la complaisance de ses nouveaux camarades, il peut se procurer des habits civils, dissimulés sous sa casaque de forçat. Se mêlant aux ouvriers qui réparent un navire, aidés par des forçats, il est ramené avec eux à la ville. Déjà il se croit libre. Mais il se heurte, aux portes, à une consigne formelle. On ne peut pas quitter Toulon sans être porteur d'une carte
verte, qu'il ne possède pas.
Source : Gallica

Henry Jagot Vidocq (1928)

« — Allons donc!... Plutôt mourir!
« — En ce cas, tu peux mourir quand tu voudras ! C'est moi, Vidocq! Et je t'arrête!
« — Quoi! Quoi! Comment!
« — Oui, je t'arrête! Et, approchant ma face contre la sienne : Je te dis que tu es servi, et que si tu bronches je te mange le nez! Clément, mettez les menottes à monsieur ! »
Quelle joie, quelle satisfaction, quelle complaisance envers soi-même on sent à chaque ligne de ce
petit récit! Et à quel point Vidocq est enchanté de pouvoir ajouter que le terrible Pons ne reprit la parole qu'au bout d'une vingtaine de minutes.
Source : Gallica

Henry Jagot Vidocq (1928)

En la personne d'Eugène-François Vidocq, ce n'était qu'un écervelé que l'on jetait aux travaux forcés. Quand il en sortirait, il serait peut-être
devenu un animal féroce. Aussi faut-il admirer la force de caractère qu'il ne cessa pas de montrer, au cours des tristes années qui s'ouvraient devant lui, pour ne pas s'abandonner au courant qui aurait pu l'entraîner, pour ne pas sombrer dans l'infamie, pour rester honnête homme et se créer une vie de travail et de probité, sans cesser pour cela d'être l'aventurier qu'il avait été dans le passé et qu'il était encore à la veille de sa mort.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature