George Sand,
Théâtre de Nohant
“ FRANCINE, étonnée. Comment peux-tu savoir ?... J’étais toute seule ; c’est donc toi qui retenais la vague ? LE DRAC C’est moi qui, berçant toujours tes fantaisies et caressant ton espérance, t’ai empêchée de mourir de chagrin. FRANCINE Eh bien ! alors, oui ! tu dois être mon ami ? On dit que les dracs sont bons pour ceux qu’ils aiment ! LE DRAC Je t’aimais d’un pur amour, Francine. Ton âme était ma sœur, et je ne voulais que, ta confiance. J’ai pris la forme humaine pour l’avoir tout à fait, pour t’ annoncer le retour de Bernard, pour contempler ton sourire et baiser tes larmes de joie... ”
