Résumé

Amédée Du Leyris Chansons, dédiées à P.-J. de Béranger… (1839)

Si je fais vibrer ma lyre, Si ma muse a chanté La pauvreté, C'est que parfois je sais rire De mon adversité.
Si las d'attendre une rime , Mon dieu, mal affermi S'est endormi , Jamais le cœur ne s'escrime Pour fêter un ami.
Au jour de l'an, c'est l'usage De s'aborder d'un ton Plaisant, dit-on; Et l'homme au double visage , Fait le caméléon.
On se trémousse , on s'embrasse, On se débite au mieux De jolis vœux ; Et le grand jour qui se passe Nous rend-il plus heureux ?
Dans vingt ans, si c'est la mode D'en débiter autant En s'abordant, L'amitié sera le code Qui me guide a présent.
Source : Gallica

Amédée Du Leyris Chansons, dédiées à P.-J. de Béranger… (1839)

Un ami parle sans laçon ; Veux-tu constamment être sage?
Rappelle-toi bien ma leçon.
Le onze mai quelle journée !
Aujourd'hui tu comptes treize ans; Ta vie, au bonheur destinée, Te prépare de doux instans.
Ton cœur, guidé par l'innocence, Est à l'abri de tout soupçon; Mais tu n'as pas d'expérience: Rappelle-toi bien ma leçon.
Te voilà déjà grande fille; Tu possèdes mille agrémens; Toi, tout l'amour de ta famille, Partage ses beaux sentimens.
Pour toi d'un père, d'une mère, Battent deux cœurs à l'unisson; Consacre ta vie à leur plaire; Rappelle-toi bien ma leçon.
Source : Gallica

Amédée Du Leyris Chansons, dédiées à P.-J. de Béranger… (1839)

C'est ton ami.
C'est ton ami, mon aimable Francine; Tu peux compter sur sa tendre amitié.
Entre son père et toi, pauvre orpheline, Son cœur toujours restera de moitié : C'est ton ami.
C'est ton ami, tu l'appelles ton frère; Mortel heureux! que ce titre est charmant.
Ce nom si doux, si ton cœur le préfère, Soit. mais ce frère, il sera ton amant : C'est ton ami.
C'est ton ami. La bonté de ton âme Est pour jamais empreinte dans son cœur; Et quand l'hymen lui dit : Prends une femme, Il te contemple en rêvant le bonheur : C'est ton ami.
C'est ton ami. Ce lien qui l'engage, Oh !
Source : Gallica

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