Résumé

Les muses du foyer de l'Opéra… (1883)

Lise frémit, C'étoit la porte, et puis c'étoit le pêne, Puis le plancher et puis enfin le lit.
Qui va, qui vient ? eh, l'hôtesse! eh, l'hôtesse !
Redisoit-elle encor en ce moment, Toujours cédant à sa double foiblesse, Et s'arrangeant aux bras de son amant.
Mais admirez l'effet du sentiment Et du plaisir Voici Lise qui crie.
Ah! si j'osois répéter ces cris là.
Ces Ah mon cœur ! et puis ces simples Ah !.
Quand les amours redoublent leur furie.
L'heureux amant qui veut filer plus doux, Craint à son tour, et dans cette détresse, Il lui répète : eh, l'hôtesse, eh, l'hôtesse !
Source : Gallica

Les muses du foyer de l'Opéra… (1883)

Enfin le jour finit, Agnès impatiente Va, vient, rêve, s'assied, se leve et meurt d'ennui A tout ce qu'elle entend : c'est lui, ce n'est pas lui; Fais que Dom Pedro vole auprès de son amante, Mon bon ami, mon petit Saint, Lui passant au menton une main caressante.
Pedro ne paroit point, on murmure, on se plaint D'Antoine; il est bien tard, mon Dieu, que le temps dure !
De la plainte, l'on passe au reproche, à l'injure, Ingrat, si je te traitois mal : Est-il de saint Antoine dans tout le Portugal Plus recherché dans sa parure?
Tiens, lui dit-elle, vois, lui montrant le miroir,
Eh bien !.
Source : Gallica

Les muses du foyer de l'Opéra… (1883)

Mais Urbain n'étoit point, et j'ai peur que Pâris « Ne vous invite à le lui rendre. »
Que mon destin seroit heureux, Si de l'amour écoutant le langage Vous vouliez de ma main agréer son hommage 1 De l'amour et de moi vous combleriez les vœux.
Ah! belle Urbain, recevez notre offrande; Voyez ce Dard prêt à partir pour vous : L'arc qui doit le lancer avec force se bande ; Et si les Dieux en sont jaloux Jugez comme il est beau !.. dans l'ombre du mystere, Recevez le présent que vous offre l'amour.
A votre char attaché sans retour, Urbain, vous n'aurez point un amant plus sincere.
Source : Gallica

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