Résumé

Adolphe Pécatier Le flambeau des chansonniers : recueil de chansons bachiques… (1842)

AIR : Quittez cette sombre tristesse.
Chacun me dit : « d'amour brise la chaîne, » Cours avec nous de plaisir en plaisir : » Renonce enfin à ce feu qui t'entraîne, » C'est trop long-temps soupirer et languir.
» Aimer ainsi, crois-le bien , c'est folie, » Loin de ta belle en fin prends ton essor. »
Moije réponds: Plutôt quitter la vie.
Oh ! laissez-moi raimer encor.
C'est le plus dur de tous les sacrifices Que vous puissiez commander à mon cœur : Ah ! laissez-moi des plus chères délices
Goûter encor l'éternelle douceur.
Source : Gallica

Adolphe Pécatier Le flambeau des chansonniers : recueil de chansons bachiques… (1842)

L'homme se plaint Je la fatalité : A-t-il raison ? moi je crois qu'il s'abuse ; De son esprit la versatilité Seconde puissamment le destin qu'il accuse.
Vers le bien-être il marche avec ardeur, Mais par nature enclin à l'inconstance, Souvent il quitte le bonheur Pour courir après l'espérance.
Libre d'ennui, dans l'état mitoyen, Armand disait en quittant sa province : A mes désirs il ne manquerait rien Si j'obtenais un rang ou la faveur du prince.
L'ambitieux au sein de la grandeur Ne rencontra que haine et dépendance :
Devait-il quitter le bonheur Pour courir après l'espérance?
Source : Gallica

Adolphe Pécatier Le flambeau des chansonniers : recueil de chansons bachiques… (1842)

A mon avis, l'or est une chimère, Un plus doux bien est l'objet de mes vœux.
Que l'insensé séduit par l'opulence Devienne riche à la chaîne d'un roi.
Je me croirais au sein de la puissance Dans une chaumière avec toi.
Auprès de toi sont toutes les richesses ; Te posséder vaut les plus beaux trésors.
Pour me lasser de tes tendres caresses Le temps ferait d'inutiles efforts.
Le seul souhait dont mon cœur s'entretienne C'est, quand sur nous sonnera le beffroi, Qu'en reposant ma bouche sur la tienne, Je puisse mourir avec toi.
Source : Gallica

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