Gustave Maroteau

Gustave Maroteau

Résumé

Portrait de Gustave Maroteau Gustave Maroteau Les Flocons, par Gustave Maroteau (1867)

L'amour, c'est l'infini; l'amour, c'est la puissance, La suprême clarté, le soleil éternel ; L'amour, c'est Jésus-Christ, puisque c'est l'espérance, C'est un rayonnement doux et perpétuel.
Est-il rien de plus beau qu'un sourire de femme, Que deux corps enlacés dans un transport heureux, Que la perception d'une âme pour une âme !
N'est-ce pas un reflet de la grandeur des Cieux ?
C'est plus beau que l'éclair qui sillonne la nue.
Source : Gallica

Portrait de Gustave Maroteau Gustave Maroteau Les Flocons, par Gustave Maroteau (1867)

Cela suffit, triples sots que vous êtes, A vous voler l'âme et vos millions.
Et lorsqu'un jour vous voyez la folie De vos élans nobles et généreux, Par le poignard vous vous ôtez la vie, En blasphémant et l'amour et les Cieux.
Mais c'est à vous seuls qu'il faut vous en prendre Quand votre cœur vous commandait d'aimer, Il fallait voir si nous pouvions vous rendre Tout l'amour vrai que vous vouliez donner.
Non, ne tuez jamais une adultère; Vous ne pouvez imposer vos amours.
Si vous trouvez la coupe trop amère, Vos lâches pleurs la rempliront toujours.
Source : Gallica

Portrait de Gustave Maroteau Gustave Maroteau Les Flocons, par Gustave Maroteau (1867)

CHANSON DES FLEURS
XVII
CHANSON DES FLEURS
LA ROSE
La brise du soir nous caresse; Nous sommes filles de l'été.
Ah! notre sœur est la jeunesse, Et notre parfum, la gaîté.
Après avoir créé le monde, Dieu, voyant les hommes en pleurs, Dit à la terre : sois féconde
Et produis désormais des fleurs.
Et depuis elle est diaprée De fleurs, et l'on voit les amours
Rire dans ma robe pourprée, Ma feuille est faite de velours.
Lorsque je suis à peine éclose La femme vient, et, me cueillant, Ne trouve que des plis de rose Sur les lèvres de son amant.
Source : Gallica

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