Résumé

comte de Robert Montesquiou-Fézensac Félicité: Étude sur la poésie de Marceline Desbordes-Valmore

Les fleurs sont pour l’enfant; le sel est pour la femme:
Faites-en l’innocence et trempez-y mes jours,
Seigneur! quand tout ce sel aura lavé mon âme,
Vous me rendrez un cœur pour vous aimer toujours!
Tous mes étonnements sont finis sur la terre,
Tous mes adieux sont faits, l’âme est prête à jaillir
Pour atteindre à ses fruits protégés de mystère
Que la pudique mort a seule osé cueillir.
O Sauveur! soyez tendre au moins à d’autres mères,
Par amour pour la vôtre et par pitié pour nous!
Baptisez leurs enfants de nos larmes amères,
Et relevez les miens tombés à vos genoux!
Source : Gutenberg

comte de Robert Montesquiou-Fézensac Félicité: Étude sur la poésie de Marceline Desbordes-Valmore

Mes chers anneaux brisés, mon cœur se brisera.

♦Lien avec l’Amour du Silence.♦
J’ai soif d’un frais oubli, d’une voix qui pardonne,
D’amour, d’un long silence écoulé sans effroi

Et quand je vacillais, luciole éphémère.

S’en aller à travers des pleurs et des sourires
Achever par le monde un sort amer et pur,
User sa robe blanche, et, pour une d’azur,
En laisser les lambeaux aux ronces des martyres,
C’est ma vie. Un roseau semble plus fort que moi,
Je ne m’appuie à rien que je ne tombe à terre,
Et je chante pourtant l’ineffable mystère
Qui de mon cœur trahi fait un cœur plein de foi.
Source : Gutenberg

comte de Robert Montesquiou-Fézensac Félicité: Étude sur la poésie de Marceline Desbordes-Valmore

Le seul mythe de Parsifal, la seule minute où le regard de la Sainte Lance, miraculeusement assainit, retire de leur cauchemar d’angoisse et palpitation d’arrachement la tête et le cœur d’Amfortas, le noble prêtre qui a péché (et que Madame Valmore paraît avoir prévu dans ces deux vers:
Alors posant ma main où la douleur s’élance
Je ressentis au cœur comme un grand coup de lance!) peuvent équivaloir au réveil désenfiévré qui suit une pleine lecture tardive de cette poësie. On passe la main sur son front, d’un geste d’habitude, pour en chasser un nuage qui n’y est plus.
Source : Gutenberg

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature