Adrien Leroux, Les adriennes , nouvelles, recueillies et mises en vers par un officier du corps I. du G. (1805)
“ Des feux d'amour depuis long-temps martyr, Et n'éprouvant que de l'indifférence, Damis lassé d'une vaine constance, Cent fois le jour fait serment de mourir ; Mais croit-il voir au front de son amie Un doux souris soudain s'épanouir, Ah ! se dit-il transporté de plaisir, Qu'on est heureux de jouir de la vie ! D'un tendre amant qui l'avait su fléchir, Et qui faisait sa plus douce espérance, Cloris se voit défendre la présence : Elle n'a plus désormais qu'a mourir. Mais par ses pleurs, à la fin attendrie, A cet amant sa mère va l'unir : Ah ! ”
