Myron

Définition et enjeux

Portrait de J.-H. Rosny aîné J.-H. Rosny aîné,  Le Termite (1889)

“ Lui, Noël, symbolisa le travail sincère et patient, la belle netteté des phrases et la vigueur du récit, le désintéressement flaubertien et le dédain du charlatanisme. En Myron fut le triomphe de l’emphase, de la blague philosophique, du truquage des mots et des idées.
Les prunelles de Myron voguèrent sur les roseaux japonais du plafond, les Gavarnis de la muraille. À travers la salle, des grâces éparses, frêles et de demi-teinte, une fête de la rétine qui porte le jeune homme à contempler l’œil du maître, aux pupilles voluptueuses, où la vie externe entre à pleines voiles.
”
Source : Wikisource

Portrait de Roger Ballu Roger Ballu,  L'oeuvre de Barye (1890)

“ Sous tous les autres rapports, il en diffère d'une manière complète, principalement dans ses figurines d'animaux. Il a fait en quelque sorte palpiter la vie avec une insistance et une vigueur d'expression que n'a ni recherchées, ni même connues l'antiquité éprise avant tout de la manifestation idéale de la beauté calme.
Cependant, la poésie a rendu légendaire la vache du sculpteur Myron. Tout
le monde a en mémoire ces vers de l'Anthologie écrits sur le socle de l'œuvre fameuse :
« Berger, conduis plus loin ton troupeau, car la vache de Myron pourrait se mêler avec tes génisses. »
”
Source : Gallica

Portrait de Édouard Ducoté Édouard Ducoté,  Le chemin des ombres heureuses

“ J’étais sculpteur :
croyant que l’art n’est point dans la copie servile,
j’ai laissé à Myron sa renommée facile
et son public de sots admirateurs.
Sa génisse d’airain abusait les bergers ;
l’aiguillon à la main, ils venaient la toucher ;
les taons se collaient après elle,
les veaux se suspendaient à ses mamelles
et les taureaux en rut l’assaillaient, mugissants.
”
Source : Wikisource

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