Alexandre Weill

Résumé

Alexandre Weill,  Mon théâtre (1885)

“ LES DEUX SYLVESTRE 35
Ton plaidoyer, au lieu d'une raison d'élite, Sort ou de l'athéisme ou d'un coeur de jésuite!
LE FILS.
Mon père !
LE PÈRE.
Que de fois t'ai-je dit, qu'au-dessus Des dogmes de la foi, par les hommes conçus, Et de tous les penseurs, dans leur philosophie, Une pierre de touche existe pour la vie; Une règle qui dit à tout homme, ici-bas, Si l'acte qu'il va faire est juste ou ne l'est pas! Qu'il se demande en tout : Si ma soeur, si mon frère", Si le monde imitait l'acte que je vais faire, Que deviendrait d'abord la grande humanité? Puis la sainte patrie, ensuite la cité?
”
Source : Gallica

Alexandre Weill,  Mon théâtre (1885)

“ Je dirais à cette femme : Oui, je vous aime ! Jamais autre femme ne fut aimée de moi. Mais c'est précisément parce que cet amour est ma vie que je veux le conserver pur. Je veux bien que mon âme ait des blessures, mais des taches, jamais !
BERTHE, à part.
Il ne m'aime pas... et moi je me sens mourir...
GRANVAL, poursuivant.
On dira que je suis un lâche, que l'amour vrai brave le vice et jusqu'au crime ! Oui, si j'étais seul. J'ai la liberté de mon âme ; je puis en éteindre la lumière dans un incendie. Mais je n'ai pas le droit de perdre la femme que j'aime et qui se confie à moi.
”
Source : Gallica

Alexandre Weill,  Mon théâtre (1885)

“ Moi, citoyen français, moi, je vais librement Où le devoir m'appelle, où le coeur me conduit. Vous n'estimeriez plus votre maître d'école, Si ses agissements, les actes de sa vie Étaient un démenti vivant, flagrant, criard, A la pure, doctrine, à la saine raison, Que jour et nuit, depuis quinze ans, il vous enseigne! Nul n'est créé pour soi; puisque nul ne se crée ! Pour soi-même on ne vit qu'en vivant pour autrui ! Ne vivre que pour soi, c'est mourir pour toujours ! Il n'est d'autre bonheur que celui que l'on donne ! Il n'est d'autre malheur que celui que l'on cause ! ”
Source : Gallica

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