Arsène Houssaye,
La comédie au coin du feu... (2e éd…
(1886)
“ Elle porte la main à son coeur. — Ah ! c'est qu'il est charmant, Achille ! On me dit tous les jours du mal de lui; que m'importe si je puis lui dire comme cette princesse de tragédie : « C'est moi qui te dois tout, puisque c'est moi qui t'aime. » Madame de Campagnac s'assied mélancoliquement devant le portrait de Faust. — C'est bien lui! Comme il est beau ! comme il est amoureux! Qui donc a dit qu'un peintre n'avait jamais le temps de peindre deux amants, sous prétexte que pendant que l'un pose l'autre s'en va! Nous avons posé tous les deux sous le même rayonnement d'amour. ”
