Résumé

Portrait de Arsène Houssaye Arsène Houssaye La comédie au coin du feu... (2e éd… (1886)

Elle porte la main à son coeur.
— Ah ! c'est qu'il est charmant, Achille ! On me dit tous les jours du mal de lui; que m'importe si je puis lui dire comme cette princesse de tragédie : « C'est moi qui te dois tout, puisque c'est moi qui t'aime. »
Madame de Campagnac s'assied mélancoliquement devant le portrait de Faust.
— C'est bien lui! Comme il est beau ! comme il est amoureux! Qui donc a dit qu'un peintre n'avait jamais le temps de peindre deux amants, sous prétexte que pendant que l'un pose l'autre s'en va! Nous avons posé tous les deux sous le même rayonnement d'amour.
Source : Gallica

Portrait de Arsène Houssaye Arsène Houssaye La comédie au coin du feu... (2e éd… (1886)

J'ai vu l'ouragan de près, parce que j'ai voulu hardiment mettre en scène, face à face, dans toute la force de la vérité, la femme honnête et la fille perdue, telles qu'on les rencontre dans le monde troublé où nous vivons, avec leur phraséologie hasardée, leurs robes à queue et leurs duels d'amour.
J'ai cru que ce qui peut s'écrire dans un livre pouvait se dire au théâtre ; mais le théâtre, école des moeurs, a peur des moeurs ; la lumière de la rampe ne fera jamais le soleil de la vérité, parce que tout est de convention sur la scène.
Source : Gallica

Portrait de Arsène Houssaye Arsène Houssaye La comédie au coin du feu... (2e éd… (1886)

MAX. = Dites-moi, ma chère Blanche, est-ce que je serai obligé de tuer tous les prétendants de Pénélope ?
BLANCHE. = Ne rions pas de ces choses-là. Me voilà tout attristée.
MAX. = Eh bien! allons à l'Opéra ou à la Comédie-Française.
BLANCHE. = Je vous ai dit que je n'étais heureuse que chez moi. Chez moi, je suis avec vous. (Avec un sourire de reproche.) Même quand vous n'êtes pas là. A l'Opéra ou dans le monde, vous n'êtes jamais avec moi; même quand vous êtes là, je sens que mon bonheur s'en va. Dans le monde on n'a pas le temps de s'aimer.
Source : Gallica

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