Arsène Houssaye,
Histoires romanesques
(1879)
“ Le voyez-vous, dit Madeleine, là-bas, le long de la haie, qui monte la colline ? – Non, je ne le vois pas. – Ah ! Clotilde, je suis bien sûre qu'il vous voit, lui ! – Ah ! oui, dit-elle avec un sourire attristé, voilà le cheval qui débusque de dessous le noyer. – Voyons, ma cousine, ouvrez-moi votre coeur ; j'ai surpris, sinon votre secret, du moins le sien : il vous aime. – Qui vous l'a dit ? – Mais vous n'avez donc pas vu ses yeux, Clotilde ? A-t-il le droit de vous aimer ? – Je ne sais pas ; cela regarde mon père. – Voyons, parlez-moi de M. Godefroy. ”
