Agnès Sorel

Définition et enjeux

Portrait de Émile Gaboriau Émile Gaboriau,  Les cotillons célèbres

“ Jeune, belle, spirituelle, protégée par la reine, aimée du roi, Agnès Sorel ne tarda pas à devenir l'âme de la petite cour de France. Charles VII n'avait eu jusqu'alors que des amours vulgaires; sa passion pour une femme supérieure ressemblait fort à un culte; il eût volontiers proclamé à la face du monde la dame de ses pensées et rompu des lances en son honneur, mais, douée et modeste autant que belle, Agnès ne souhaitait que le mystère. ”
Source : Gutenberg

Baptiste Capefigue,  Agnès Sorel et la chevalerie (1860)

“ Agnès Sorel, ce qu'il y a de plus gracieux, c'est précisément le portrait qu'il trace de la belle maîtresse de Charles VII se mirant dans une glace :
Les glaces lui font voir un front pur et modeste Sur qui vers chaque tempe à bouillons séparés Tombent les riches flots de ses cheveux dorés ; Sous lui roulent deux yeux dont les ardentes flammes Mille foudres sans bruit s'élancent dans les âmes. Deux yeux étincelants qui, pour Être sereins, N'en font pas moins trembler les plus hardis humains.
”
Source : Gallica

Amédée Gayet de Cesena,  Les belles pécheresses (4e édition revue et augmentée… (1876)

“ Agnès Sorel se donnait au roi, sachant bien qu'elle ne pouvait pas espérer d'être jamais reine de France, au roi qui était marié. Elle oubliait l'honneur et la religion, elle outrageait Dieu et la société, elle était pécheresse.
Mais comme tout, dans ce coupable amour, était délicat et chaste ! Agnès Sorel aimait Charles et non le roi ; elle avait cédé à l'entraînement de son cœur, et non au penchant du vice ; un véritable amour était la source de sa faute. On ne la vit pas rechercher avec empressement l'éclat qui s'attache dans les cours à la situation de favorite royale
”
Source : Gallica

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