Résumé

Amédée Gayet de Cesena Les belles pécheresses (4e édition revue et augmentée… (1876)

Mais la Lorette n'a pas toujours la beauté et jamais elle n'a de l'esprit, de l'esprit de bon aloi, du moins, de cet esprit qui tient à un don de la nature développé par la culture de l'intelligence.
Au temps d'Athènes, au temps de Rome, on l'a vu au début de ce livre, la courtisane était une femme instruite et distinguée, qui savait la philosophie et l'éloquence, l'histoire et la poésie, l'art et la politique, qui pouvait converser de tout et sur tout, avec les hommes les plus éminents par la science et par l'imagination : avec les puissants et les sages.
Source : Gallica

Amédée Gayet de Cesena Les belles pécheresses (4e édition revue et augmentée… (1876)

Les artistes et les poëtes sont de tous les partis, parce qu'ils ne sont d'aucun.
L'amour, du reste, était la loi suprême de la galante cour de France. Le roi voulait que les gentilshommes de son entourage, qu'ils fussent ou ne fussent pas mariés, eussent des maîtresses, et que les femmes de son intimité, qu'elles eussent ou n'eussent pas de mari, eussent des amants.
Il paraît que l'on ne se piquait pas, à cette cour spirituelle et légère, d'une fidélité exemplaire, je ne dirai pas à sa femme ou à son mari, mais à sa maîtresse ou à son amant.
Source : Gallica

Amédée Gayet de Cesena Les belles pécheresses (4e édition revue et augmentée… (1876)

Une femme, de corps belle, et de cœur difforme !
Une Phryné qui vend, à tout homme, en tout lieu, Son amour qui fait honte et fait horreur !
La vie de Marion Delorme n'a été, après tout, malgré l'illustration de ses amants et l'éclat de ses débordements, que la vie vulgaire des filles de joie. Mais les
vers que je viens de rappeler ont si bien réussi à idéaliser la courtisane, tout en la flétrissant, que ce nom méprisé exerce aujourd'hui sur l'imagination de la jeunesse plus de prestige, à coup sûr, qu'il n'en mérite.
Source : Gallica

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