Les reines du monde : par nos premiers écrivains (1862)
“ Maintenant la marquise de Montespan est sur le chemin de sa croix; elle souffrira mille morts à chaque station; elle arrivera au calvaire les pieds en sang, toute déchirée et toute maudite, ayant répandu sur la route toutes les larmes de la pénitence. Dans la pieuse solitude des Carmélites, mademoiselle de la Vallière a pu souvent se reposer en Dieu, sans être agitée encore par les orages du cœur; mais madame de Montespan s'est épuisée à chercher le rivage : elle a trouvé tous les vents contraires. Elle a essayé de fuir le monde, et elle a eu peur d elle-meme dans sa solitude ”
