Victor Cousin,
Madame de Sablé : études sur les femmes illustres et la société du XVIIe siècle
(1882)
“ Je ne sais si vous sentez assez vivement la perte de Mme la marquise de Sablé. Si cela est, vous êtes fort à plaindre, persuadé que votre douleur est sans bornes comme est son mérite. Rien n'en marque mieux l'étendue que le peu de sentiment qu'elle avoit pour toutes les grandeurs d'établissement. Quoiqu'elle en fût tous les jours environnée, elle en recevoit si peu d'impression qu'il sembloit qu'elle ne les voyoit pas. Son goût n'étoit que pour les grandeurs naturelles, qu'elle réduisoit à la justesse de l'esprit et à l'équité du coeur. ”
