Résumé

Les amis de la marquise de Sablé… (1865)

Eléonore de Souvré allait elle-même être longuement éprouvée par une maladie sur laquelle elle se fit peu d'illusion. « Je commence à m'habituer à mon mal et il ne me fait plus de peur; puisqu'il est sans remède, il faut vivre tout doucement avec lui tant qu'il plaira à Dieu que je sois en ce monde. » Elle dit encore à sa belle-soeur de Boisdauphin : « Il me semble que mon mal ne peut céder qu'aux ordres du grand médecin, car, quoiqu'il ne soit pas violent, il va, ce me semble, à la destruction de la vie. »
Source : Gallica

Les amis de la marquise de Sablé… (1865)

Son activité était en effet prodigieuse; il écrivait trois fois par semaine à madame de Grignan et deux fois à madame de Sévigné, quand celle-ci quittait Paris. «Songez qu'il écrit de cette furie à tout ce qui est hors de Paris et voit tous les jours ce qui y reste; ce sont les d'Hacqueville; adressez-vous à eux, ma fille, en toute confiance : leur bon coeur suffit à tout. Je me veux donc ôter de l'esprit de les ménager; j'en veux abuser; aussi bien, si ce n'est moi qui le tue, ce sera un autre : il n'aime que ceux dont il est accablé; accablons-le donc sans ménagement. »
Source : Gallica

Les amis de la marquise de Sablé… (1865)

Elle avait vu une société véritable se constituer, le goût de la conversation s'établir, le langage s'épurer ; les hommes perdre leur rude sansfaçon, et les plus entichés des anciennes moeurs abjurer leurs erreurs pour pouvoir pénétrer dans le petit salon bleu ; partout, à la cour, à la ville, en province, dans les châteaux, on avait adopté avec empressement ces coteries littéraires, ces jeux d'esprit, qui, bien que souvent poussés jusqu'au delà des limites du bon goût, n'en rendirent pas moins d'immenses services à la cause de la société polie.
Source : Gallica

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