Anne

Définition et enjeux

Paul de Molènes Histoires intimes, par Paul de Molènes

Ainsi Anne, malgré tout ce qu’il y avait en elle d’élevé, de fier, d’étranger et parfois d’hostile aux vulgarités les plus puissantes, les plus tyranniques, les plus encensées, Anne était la fille d’un monde dont les fleurs les plus brillantes doivent leur naissance à la pluie d’or. Ce n’était pas au temps où il couchait à travers les broussailles de la Vendée qu’André de Béclin l’avait appelée à la vie. Anne était née d’un héros depuis longtemps séparé de la misère, du danger, de la souffrance, de toutes les austères et glorieuses compagnes de sa jeunesse.
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auteur:Isabelle de Charrière Sainte Anne

Anne, qu’entendez-vous, Monsieur ? — C’est un grand malheur, Madame, que d’être injuste, et ce malheur en entraîne d’autres, bien souvent, dont alors il ne faut pas se plaindre. Laissons-là votre casuisterie, dit Madame de Ste. Anne ; une autre fois je pourrai écouter les doctes leçons de mon fils, pour le présent qu’il écoute une mere qui, depuis qu’il est au monde, n’a songé qu’à lui, à sa fortune et à son bonheur. Ste. Anne s’inclina, mais il ne lui fut pas possible de proférer une parole de reconnoissance. J’en ai dit assez sur Mademoiselle d’Estival, continua Madame de Ste.
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Paul Féval Contes de Bretagne, par M. Paul Féval (1878)

Anne était païenne comme son père; mais elle était douce et compatissante ; plus d'un malheureux naufragé lui avait dû la vie, et si parfois, dans les nuits de tempête, les fanaux trompeurs de la côte cessaient tout à coup de briller et d'attirer à une mort certaine les matelots en péril, c'est qu'Aime avait un arc et des flèches, et que la flèche d'Anne n'avait jamais manqué son but.
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