“ ABIG. Ah ! qu’ils ont raison de vous appeler la bonne reine Anne. LA REINE. Oui, je suis bonne. Ils le savent, et ils en abusent... Ils me tourmentent, ils m’accablent d’embarras, d’affaires et de demandes ; il leur faut des places : ils en veulent tous ! et tous la même... tous la plus belle ! ABIG. Eh bien ! donnez-leur des honneurs et du pouvoir... moi, je ne veux que vos chagrins. LA REINE, se levant et jetant son ouvrage sur le guéridon. Ah ! c’est ma vie entière que tu me demandes, et que je te donnerai. ”
Reine Anne
Définition et enjeux
Reine Anne, personnage central de l'histoire politique et culturelle de l'Europe du XVIIe siècle, a inspiré de nombreuses réflexions à travers les œuvres de penseurs et d'écrivains. Dans Le Verre d’eau, Eugène Scribe la représente comme une monarque submergée par les exigences de son entourage, tandis qu'Arvède Barine met en lumière son rôle incertain dans la cour de Louis XIII.
William Harrison Ainsworth, lui, dévoile sa profondeur à travers les complots de sa cour, et la Comtesse de Bassanville souligne son engagement en faveur de l'égalité entre les sexes. Ces interprétations, diverses et nuancées, révèlent une personnalité historique à la fois débattue et emblématique, liée à des enjeux politiques et sociaux largement partagés.
Citations sur “Reine Anne”
Arvède Barine,
Revue des Deux Mondes
“ La seule personne que la passion du Roi laissât indifférente était la Reine. Anne d’Autriche n’avait jamais été jalouse, — elle ne trouvait pas que Louis XIII en valût la peine, — et le moment aurait été mal choisi pour le devenir : elle était grosse, après vingt-trois ans de mariage. Les mêmes gens qui la comblaient d’avanies dans sa disgrâce étaient maintenant à ses pieds, très sincères dans leur respect et leur dévouement pour une princesse qui serait peut-être reine mère, peut-être régente de France. ”
William Harrison Ainsworth,
Abigaïl ou la Cour de la Reine Anne
“ J’ai déjà fait observerà Votre Grâce qu’elle ne connaissait pas la reine. Anne a bien plus peur de moi que je n’ai peur d’elle, et en cela elle a raison ; car, si Sa Majesté n’était pas honteuse de ses rapports avec Harley, elle ne le recevrait pas clandestinement. ”
Comtesse de Bassanville,
Les Aventures d'une épingle, ou Trois siècles de l'histoire de France…
(1860)
“ La reine Anne, qui sentait en elle combien l'âme d'une femme pouvait être grande et élevée, lutta contre ces lois cruelles, contre ces moeurs brutales, et eut la gloire de rétablir, son sexe dans les droits que l'équitable Providence lui avait départis. Elle appela autour d'elle un essaim de jeunes et jolies femmes, de nobles filles pures et charmantes, et là, reine de beauté comme reine de France, elle présidait une cour brillante et admirée de tous. Les artistes, les peintres, les poëtes accourent alors de toutes parts ; car la Cour des Dames, ainsi s'appelle l'entourage ”
“ Non, non, laissez-moi... je n’ose plus rester seul... Où donc est la belle reine Anne ? ... Anne ? Anne ? Elle est toute tordue... Je ne l’aime plus du tout... Mon Dieu, qu’on a l’air pauvre quand on est mort... ”
Jeanne Schultz, Jean de Kerdren
“ La reine Anne, du temps qu’elle n’était encore que la duchesse Anne, adorée de tous ses fidèles, y avait passé plus d’un jour, et on aurait eu mauvaise grâce à se plaindre de la rencontre, si on l’avait trouvée quelque soir, errant dans les grandes salles avec sa robe à traîne et la coiffe élevée que lui prêtent les gravures du temps. ”
William Harrison Ainsworth,
Abigaïl ou la Cour de la Reine Anne
“ Votre Grâce né comprend absolument rien au caractère de la reine, interrompit la duchesse avec impatience ; si je çédais à ses caprices et si j’adoptais ses idées, la position serait encore plus mauvaise qu’elle ne l’est aujourd’hui. Anne est une de ces personnes qui prennent infailliblement la mauvaise route, du moment qu’on les abandonne à elles-mêmes. Indécise, sans énergie, elle est si peu clairvoyante, qu’elle n’aperçoit que ce qui est précisément devant elle, et même alors elle se trompe dans ses appréciations. ”
William Harrison Ainsworth,
Abigaïl ou la Cour de la Reine Anne
“ « Vous croyez que je suis votre dupe, dit la reine avec gaieté. Eh bien, vous vous trompez, j’ai tout deviné, et bien plus clairement que la duchesse ; — Mais... Votre Majesté... — Ob ! si vous persistez, je me fâcherai tout à fait, dit Anne en interrompant son mari. La lettre que voici est arrivée de France, je n’en doute pas, mais c’est à vous qu’elle a été adressée sous pli. En la recachetant, après l’avoir lue, vous vous êtes servi de votre propre cachet. Voyez ! Oh ! mon cher prince, vous vous entendez fort mal à conduire une intrigue jusqu’au bout. » ”
Eugène Forcade — Charles de MAZADE, Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 janvier 1862
“ Anne s’acquit bientôt une grande réputation par toute l’Europe pour le soin qu’elle consacrait à l’éducation des jeunes filles nobles. On vit plus d’un souverain, soit pour lui-même, soit pour les seigneurs de sa cour, demander à la reine-duchesse la main d’une de ses belles élèves. Un jour ce fut un roi de Pologne et de Hongrie, une autre fois ce fut un roi d’Espagne. Cette biographie de la duchesse Anne est ainsi une page curieuse de l’histoire de la civilisation en France, de l’histoire des mœurs, des arts, des lettres, au moment de nos premiers rapports avec la renaissance italienne. ”
Mme Marie Dronsart, Revue des Deux Mondes
“ La reine Anne, dénuée de toutes les qualités d’une grande souveraine, eut la bonne fortune d’être entourée d’intelligences supérieures, pour lui faire un grand règne, jusqu’au jour où elle subit des influences funestes aux intérêts du pays, comme à ceux de sa gloire. Peu après le mariage de Churchill eut lieu celui de la princesse avec le prince George de Danemark, excellent homme, parfaitement insignifiant. ”
William Harrison Ainsworth,
Abigaïl ou la Cour de la Reine Anne
“ C’est ainsi que l’on peut expliquer la chanson du sergent Scales, qui plaisante sur les ennemis de la Grande-Bretagne, comme il le fait sur la reine, car la qualification de grue (crane en anglais) peut être prise en mauvaise part, surtout si l’on songe au peu d’esprit attribué à la reine Anne par ses contemporains. ”
Jean Laurent, Vie de Bossuet (1879)
“ Toujours fidèle à l'Etat et à la grande reine Anne d'Autriche, on sait qu'avec le secret de cette princesse elle eut encore celui de tous les partis : tant elle était pénétrante, tant elle s'altirait de confiance, tant il lui était naturel de gagner les cœurs ! ”
Laurence Sterne,
Vie et opinions de Tristram Shandy
“ Adisson en devint le champion vers la fin du règne de la reine Anne. — Il la commenta, l’amplifia, la corrobora dans deux ou trois pamphlets de son spectateur ; — peu s’en fallut même qu’elle ne passât pour être de lui ; mais elle ne lui appartient pas. ”
Les reines du monde : par nos premiers écrivains
“ Madame Jourdain était moins indulgente en ceci que la reine Anne d'Autriche, à propos de mademoiselle de l'Enclos. Elle écoutait volontiers les bruits que faisait cette belle, et cette reine, qui mettait si volontiers les princes du sang royal à la Bastille, laissa mademoiselle de l'Enclos parfaitement libre de jeter l'incendie et l'ironie à pleine main, aux belles années de la minorité du jeune roi. C'est en vain qu'on disait à la reine : « Prenez garde! mademoiselle de l'Enclos s'attaque assez volontiers, même aux choses saintes. » La reine se contentait de sourire. ”
M. le marquis de Courcy, Revue des Deux Mondes
“ J’ai peur, comme vous, que de si tristes événemens ne donnent une nouvelle matière à nos ennemis d’embrouiller la paix. Cependant, on prétend que la reine Anne sera encore plus forcée de la procurer en montrant une fermeté inébranlable, puisque, sans cela, cette princesse courrait risque elle-même d’être détrônée... C’est ce qui me fait espérer que Sa Majesté britannique prendra d’autant plus son parti pour elle, après avoir joué un si grand rôle. Le roi et la reine d’Espagne en ont soutenu, depuis leur avènement à la couronne, un beau et très épineux. ”
Alexandre Dumas,
Le comte de Moret
“ Le soir, il y avait petit cercle chez Sa Majesté la reine Anne.Le roi était assis près de Mlle de Hautefort, faisant des paysages en papier découpé.Mlle de Hautefort était en grande toilette; la reine avait voulu l'habiller elle-même; elle portait une robe de satin blanc très décolletée; ses bras plus blancs que sa robe, ses épaules éblouissantes attiraient les lèvres plus invinciblement que l'aimant n'attire le fer. ”
William Harrison Ainsworth,
Abigaïl ou la Cour de la Reine Anne
“ Son caractère inspirait plus d’estime que de respect. Anne le chérissait pour les qualités de son cœur, mais elle prisait peu son intelligence. Le mari de la reine était vêtu de velours noir : on voyait briller une étoile de diamants sur sa poitrine, et il portait le cordon bleu de l’ordre de la Jarretière. Là duchesse d’Ormond, lady Portmore et lady Rivers étaient de service près de la reine, et quelques pas en avant de ces dames, et tout près de Sa Majesté, se tenait Abigaïl Hill, avec laquelle Anne causait. ”
William Shakespeare,
Œuvres complètes de Shakespeare…
“ Anne. ― Et je vais vous suivre à contre-cœur. Oh ! plût à Dieu que le cercle d’or, qui va ceindre mon front, fût un fer rouge qui me brûlât jusqu’au cerveau ! Puissé-je être ointe d’un poinçon meurtrier, qui me fasse expirer avant qu’on ait pu dire : Dieu conserve la reine ! Élisabeth. ― Va, va, pauvre créature ; je n’envie pas ta gloire ; ma douleur ne désire pas se repaître de tes maux. Anne. ― Eh ! pourquoi pas ? ”
Ernst Pitawall, Les épouses infortunées de Henri VIII, roi d'Angleterre… (1878)
“ Oui, j'aime la reine, je l'adore et si j'avais mille vies, je les mettrais à son service ! Appelez moi fou d'oser lever les yeux si haut et d'espérer que cet astre inaccessible voudra rayonner pour moi ; mais, si vous avez été jeune, vous devez savoir que l'amour brave tous les dangers ! — Sir, reprit Richard, en le regardant avec intérêt, — je crois Anne de Boleyn d'autant plus accessible que mon cœur a aussi été jeune. ”
De Craon, Henri Percy, comte de Northumberland… (1835)
“ Ensuite, je dois le dire, je crois qu'on a été trop sévère pour la reine Anne. Elle est légère, coquette, trop familière peut-être; mais moi du moins je n'ai rien vu de mal dans sa conduite; et souvent, au contraire, je l'ai vue travailler de ses propres mains à faire des habits pour les pauvres. —Dieu t'entende! mon fils; puisse-t-elle faire des oeuvres de charité pour sauver son âme! car l'aumône attire la miséricorde de Dieu sur les plus grands pécheurs ”
Anonyme, Les Derniers Stuarts, impressions et pensées d’une reine
“ La reine Anne d’Angleterre, cette fille de Jacques, à laquelle le roi expirant adressait un dernier message, avait vu mourir successivement ses onze enfans, sur lesquels semblait peser une sorte de malédiction. L’héritière que le parlement de la Grande-Bretagne lui avait désignée était la princesse Sophie, électrice de Hanovre, nièce du roi Charles Ier par sa mère, Elisabeth Stuart. Anne la détestait. ”
Charles Gounod,
Mémoires d’un artiste
“ Vient ensuite une scène rapide entre Anne et Don Gomez ; puis le grand duo entre Anne et le roi. Ce duo est un morceau capital. On y sent circuler partout une sensualité impatiente, noyée dans une instrumentation pleine de caresses félines. Le dernier ensemble de ce duo est exquis et d’un charme de sonorité incomparable. L’air qui suit : « Reine ! je serai reine ! » est d’un beau caractère d’orgueilleux enivrement. Dans le duo entre Anne de Boleyn et Catherine d’Aragon, l’on remarque les accents tour à tour pleins de clémence et de fierté de la noble et malheureuse reine. ”
William Harrison Ainsworth,
Abigaïl ou la Cour de la Reine Anne
“ « Qu’arrive-t-il à Votre Grâce ? s’écria la duchesse en se laissant tomber sur le meuble somptueux. On croirait pourtant que les acclamations qui vous ont accueilli en sortant du palais devraient vous rendre gai ; les cris assourdissants de : « Dieu sauve la reine et le duc de Marlborough ! » peuvent presque encore s’entendre d’ici, et je présume qu’ils sont parvenus jusqu’aux oreilles d’Anne elle-même. Pour moi, la plus douce musique consiste dans les applaudissements du peuple, et la vue la plus récréante est celle des visages radieux de la populace lorsqu’elle agite ses chapeaux. ”
De Craon, Thomas Morus, lord chancelier du royaume d'Angleterre au XVIe siècle… (1833)
“ Fatigué par de longues insomnies, quelquefois je crois voir la reine Catherine passer au milieu de cette chambre ; les reflets de sa robe d'or éclairent tout autour d'elle. Ses femmes la suivent ; j'entends le froissement des broderies de leurs longs vêtements ; je les entends rire et parler encore entre elles du tournoi de la veille. Puis tout devient sombre! Anne Boleyn détourne ses yeux de dessus moi ; elle porte envie à la reine ; l'orgueil, l'ambition, étouffent dans son coeur tout sentiment d'affection. ”
Ernst Pitawall, Les épouses infortunées de Henri VIII, roi d'Angleterre… (1878)
“ Anne calculait avec autant de ruse que de froideur. En voyant la reine en butte aux durs traitements de son époux, elle disait à qui voulait l'entendre qu'elle ne savait rien de plus triste, de plus affligeant, ni de plus digne de pitié que le sort d'une reine, quand même elle serait aimée de son époux. Le roi ne saurait jamais appartenir exclusivement à son épouse, puisqu'il doit son temps et ses soins aux affaires du pays. ”
“ Les lois contre l’Irlande émanées de la reine Anne furent atroces. Anne était née en 1664, deux ans avant l’incendie de Londres, sur quoi les astrologues — (il y en avait encore, témoin Louis XIV, qui naquit assisté d’un astrologue et emmailloté dans un horoscope) — avaient prédit qu’étant « la sœur ainée du feu », elle serait reine. Elle le fut grâce à l’astrologie, et à la révolution de 1688. Elle était humiliée de n’avoir pour parrain que Gilbert, archevêque de Cantorbéry. Être filleule du pape n’était plus possible en Angleterre. Un simple primat est un parrain médiocre. ”
William Harrison Ainsworth,
Abigaïl ou la Cour de la Reine Anne
“ Ah ! c’est la première reine d’Angleterre qui se soit montrée déloyale. Je le lui dirai en face, et l’univers le saura ! — Calmez-vous, reprit Mariborough ; votre colère est impuissante. Anne exige la remise de la clef dans le délai de deux jours. — Elle l’aura dans deux minutes, s’écria la duchesse en l’arrachant de sa ceinture. Je vais la lui porter sur-lechamp. — Mais, cependant... attendez... fit le duc. — Je n’attendrai rien, interrompit la duchesse ; elle saura au moins que je la hais et que je la méprise. Quand je devrais on mourir, elle connaîtra mes véritables sentiments. ”
William Harrison Ainsworth,
Abigaïl ou la Cour de la Reine Anne
“ L’amour avait aplani la distance. Mistress Freeman et mistress Morley étaient jadis bien chères l’une à l’autre. — Oh ! oui, oui ! dit Anne avec émotion. — Ce temps-là est-il donc oublié ? demanda la duchesse. — C’est la faute de mistress Freeman si le souvenir en est passé, répliqua la reine, car c’est elle qui force son amie à cet oubli. — Elle fera telle expiation que son amie désirera, dit la duchesse d’un ton repentant. Qui plus est, elle lui promettra de ne plus jamais l’offenser à l’avenir. — Est-il possible ! s’écria Anne. Oh ! si cela était vrai !... ”
William Harrison Ainsworth,
Abigaïl ou la Cour de la Reine Anne
“ Redoutant la jalousie et la colère de son ancienne favorite, Anne fut soigneuse de lui cacher sa préférence croissante, ce qui fit que la duchesse resta dans l’ignorance et ne s’aperçut du mal que lorsqu’il fut trop tard pour y porter remède. Abigaïl de son côté, quoique déjà dépositaire des plus intimes pensées de la reine, et comprenant à merveille l’immense importance de la position qu’elle avait conquise, eut le bon sens de s’abstenir de toute démonstration extérieure, sachant bien que la moindre indiscrétion pouvait nuire à sa naissante fortune. ”
Ernst Pitawall, Les épouses infortunées de Henri VIII, roi d'Angleterre… (1878)
“ L'auréole qui entoure les princes régnants, les potentats, est un mirage qui leur fait croire que la bien-aimée de leur cœur doit être divinisée ; ils se font un idéal d'un roi et d'une reine. Le couple royal respire un encens adulateur et s'élève au-dessus de tout ce qui l'environne. Anne de Boleyn, comme femme et reine, célébrait un double triomphe ; sa vanité lui faisait croire que le ciel l'avait élue pour la combler d'honneurs. A cette pensée un sentiment d'adoration pour elle-même la remplit toute entière et rayonna sur son front en la rendant plus belle que jamais. ”
William Harrison Ainsworth,
Abigaïl ou la Cour de la Reine Anne
“ Je viens m’assurer du bon plaisir de Votre Majesté sur un sujet dont j’ose à peine l’entretenir, dit le duc, et cependant je suis convaincu que, dans la décision que la reine prendra, elle suivra l’inspiration de son caractère généreux, bien connu de tous ceux qui l’aiment. — Voici un étrange préambule, milord, répliqua Anne : où voulez-vous en venir ? — En effet, que signifie... ? interrompit impatiemment la duchesse ; venez au fait, Votre Grâce ! — Eh ! bien, reprit le duc, je viens ici en faveur de M. Masham, qui arrive à l’instant de Paris. — Encore Masham ! interrompit la duchesse ”
Arsène Legrelle, La diplomatie française et la succession d'Espagne… (1888-1892)
“ Sans se laisser déconcerter par les clameurs de ses alliés (2) , la reine Anne poursuivit paisiblement son oeuvre de pacification. On ne peut s'empêcher d'admirer, chemin faisant, le bon sens naturel et l'instinct d'humanité de cette princesse, si cruellement éprouvée comme mère, et qui, quoique souveraine, s'occupait beaucoup moins de politique peut-être que les politiciens de carrière. ”
