Résumé

Anonyme Les Derniers Stuarts, impressions et pensées d’une reine

Sa vie, depuis qu’elle fut en France à la fin de 1688, dit Saint-Simon, n’a été qu’une suite de malheurs qu’elle a héroïquement portés jusqu’à la fin, dans l’oblation à Dieu, le détachement, la pénitence, les prières et les bonnes œuvres continuelles, et toutes les vertus qui consomment les saints ; parmi la plus grande sensibilité naturelle, beaucoup d’esprit et de hauteur naturelle qu’elle sut captiver étroitement et humilier constamment, avec le plus grand air du monde, le plus majestueux, le plus imposant, avec cela doux et modeste.
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Anonyme Les Derniers Stuarts, impressions et pensées d’une reine

On oublie trop facilement que ce merveilleux édifice politique du royaume-uni d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande s’est élevé au milieu de la tourmente, et que les convulsions d’une guerre civile furent comme la fièvre inséparable de ce laborieux enfantement. Le XVIIIe siècle a été pour l’Angleterre une époque de transition analogue à celle que la France traverse, un de ces momens pleins de péril, où le passé répudié, l’avenir ébauché, semblent tout prêts à s’entre-choquer fatalement. L’Angleterre sut passer adroitement entre tous les écueils.
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Anonyme Les Derniers Stuarts, impressions et pensées d’une reine

La sympathie que la nation française refuse rarement au courage malheureux lui fit croire que le roi et son gouvernement, qui admiraient les exploits de Charles, qui plaignaient son infortune, allaient lui offrir des secours efficaces. Il n’en fut rien. Ses prières, ses importunités, obtinrent quelques grades dans l’armée française pour ceux de ses partisans qui voulurent servir, et la somme de 40,000 livres pour secourir les plus pauvres d’entre eux. Jamais il ne put arracher autre chose, et l’on se lassa vite d’un prétendant incommode.
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