Alphonse Esquiros,
Les Immigrations protestantes en Angleterre
“ Ne s’en allait point qui voulait du sol des Pays-Bas : les frontières étaient gardées, surveillées. Si les malheureux fuyaient, leurs biens étaient confisqués ; étaient-ils pris en flagrant délit d’évasion, c’était la mort qui les attendait. Le plus grand nombre d’entre eux se dirigea vers les côtes : la mer est un chemin libre, la grande route des opprimés. Derrière les vagues, qui ne se lassent jamais de porter les infortunes humaines, s’élevait d’ailleurs à deux ou trois journées de distance l’Angleterre, ouverte à tous, mais surtout aux enfans de l’industrie. ”
