Résumé

Widemann Les Océanocrates et leurs partisans… (1812)

On ne doit donc pas s'étonner des efforts de la Grande-Bretagne pour conserver le commerce exclusif du continent : c'est du continent qu'elle en retiroit ses moyens pécuniaires. Le continent étoit donc chargé d'une dette qu'il n'avoit point contractée; il en payoit les intérêts, de ses productions territoriales et de son industrie. Il est impossible que cet état des choses puisse rester tel qu'il est. L'Europe connoît ses droits, elle sait apprécier sa force et son pouvoir : elle ne souffrira pas davantage que des insulaires fondent leur fortune sur ses dissensions et ses malheurs.
Source : Gallica

Widemann Les Océanocrates et leurs partisans… (1812)

Il ne peut être ici question des lois qui défendent l'importation des marchandises étrangeres en Angleterre ; chaque nation a le droit de les prohiber, lorsqu'elle pense qu'elles sont nuisibles à l'industrie indigène ; mais aucune n'a celui d'interdire aux neutres le commerce avec son ennemi, ni de les obliger à ne faire leurs provisions que dans les lieux qu'elle leur aura indiqués. C'est cependant ce droit que les Anglais se sont arrogé depuis plus d'un siècle, ainsi que nous allons le développer.
Source : Gallica

Widemann Les Océanocrates et leurs partisans… (1812)

En enrichissant des négociants qui trouvent leur compte à rester les commissionnaires des Anglais, vos paysans en seront-ils plus libres et plus éclairés? vos manufactures en seront-elles plus florissantes ? votre industrie acquerra-t-elle plus d'étendue? Ne tombezvous pas dans l'erreur de ces politiques qui confondent le bien-être de la partie industrieuse d'une nation avec celui de quelques négociants habitant des ports de mer, qui, peu patriotiques, élèvent des cris chaque fois que l'importation est entravée, quoique les fabricants du pays s'en félicitent hautement (12) ?
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature