Résumé

A. Noblet Des Alliances commerciales de la France… (1850)

L'Europe, depuis que le doigt de notre grande Révolution lui a tracé la route de la liberté, a deux ennemis implacables qu'elle retrouve à chaque pas sur son chemin : ce sont l'Autriche et la Russie.
Placée au point de contact où le colosse de la Barbarie septentrionale vient heurter les idées françaises, l'Autriche avait un beau rôle à prendre dans les destinées de l'humanité. Ses peuples , que le soleil du midi mûrit chaque jour davantage pour la liberté, ne demandaient qu'à se laisser glisser doucement au but sur la pente qu'un gouvernement éclairé leur aurait aplanie.
Source : Gallica

A. Noblet Des Alliances commerciales de la France… (1850)

L'isolement, juste châtiment de la perversité politique, est la première précaution que doive prendre contre elle la justice humaine. Avant de tirer l'épée pour aventurer la cause de la civilisation dans une lutte suprême contre la Barbarie, l'Europe se doit à elle-même d'épuiser ses derniers moyens de pacifique défense. Disposant d'une force militaire active de 800,000 hommes, et d'une force navale de 1000 à 1200 navires armés de 12,000 canons, la grande ligue libérale attendrait, confiante dans ses ressources et dans la droiture de ses vues.
Source : Gallica

A. Noblet Des Alliances commerciales de la France… (1850)

Et vous, artistes de tous pays, qui veniez à la suite du commerce, sous la protection des traités et de vos consuls, chercher sur ces rives hospitalières des jouissances et des inspirations, retirez-vous, la Russie se passera de vos illustrations exotiques; elle est assez grande pour aspirer elle-même au sceptre des arts. Les arts, à notre voix, vont éclore en serre chaude y comme les manufactures, comme les armes, comme les instruments de destruction, comme ceux de la domination maritime... Esclaves, qu'on se mette à l'oeuvre !
Source : Gallica

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