Résumé

Prince de Valori Le traité franco-russe : mémorandum politique (1898)

Pour moi, la République est établie, mais elle n'est pas fondée ; car elle est, aujourd'hui, la démonstration la plus éclatante des traditions de la France qui demandent l'autorité et la pompe royale.
Il ne suffit pas d'échanger le manteau royal contre un habit noir, pour être en République; et lorsque l'on conserve la royauté constitutionnelle, et en changeant le nom, lorsque l'on passe sa vie à festoyer les empereurs et les rois, lorsque l'on renchérit sur le protocole de Napoléon 1er et de Charles X, on a beau s'en défendre, on est une France monarchique en villégiature républicaine.
Source : Gallica

Prince de Valori Le traité franco-russe : mémorandum politique (1898)

Elle devait laisser le Japon entamer vigoureusement, diminuer l'étendue de la puissance de la Chine: son intervention alors aurait été d'une politique profonde. Elle avait deux alliés au lieu d'un: le Chinois sauvé et le Japonais conquérant. Or, le Japon allié de la Russie et de la France, c'était le grand, le meilleur, le plus solide auxiliaire, dans le monde des deux puissances, contre les envahissements de l'Angleterre. Le Japon, si par un miracle d'habileté on parvient à le ressaisir, sera le levier avec lequel on soulèvera l'empire anglais des Indes pour le renverser.
Source : Gallica

Prince de Valori Le traité franco-russe : mémorandum politique (1898)

La gloire militaire qui ne lui manquera pas, dans une alliance loyale avec nous, peut seule conjurer la banqueroute politique, sociale et financière que le nihilisme voudrait préparer à la Russie. Le 1793 russe, s'il arrivait, dépasserait en horreurs, en crimes, le 1793 français, et certes le nôtre a été une des pages abominables de l'histoire du monde. L'alliance française a encore au point de vue du nihilisme un avantage de plus. La France est en République ; elle est, on ne peut le nier, un foyer de révolutions.
Source : Gallica

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