Résumé

Claude-François Méneval Lettre à M. Thiers sur quelques points de l'histoire de l'empereur Napoléon… (1839)

On vit son empereur, ses ministres, ses archiducs, sa noblesse elle-même, changer brusquement et sans pudeur de langage et d'attitude vis-à-vis de nous, accabler d'égards et d'empressement notre ambassadeur, rivaliser de servitude et d'adulations, exalter à l'envi la gloire et le génie du grand homme qui nous gouvernait, tous enfin concourir de leurs paroles et de leurs actions à cet éclatant mensonge d'un dévouement prétendu sincère à leur plus mortel ennemi.... L'empereur François joua son rôle dans cette haute comédie politique, avec une apparence de bonhomie pleine de ruse et d'habileté.
Source : Gallica

Claude-François Méneval Lettre à M. Thiers sur quelques points de l'histoire de l'empereur Napoléon… (1839)

Il ne voit pour le moment qu'un but: abattre l'Angleterre. Maintenant que presque tous les Etats du continent lui sont soumis ou alliés , il va mettre à une dernière épreuve l'obéissance des uns, le dévouement des autres, pour que tous concourent, par un effort immense , à réduire sa grande ennemie maritime. Dans cette lutte décisive, le premier rôle, après le sien, appartient de droit à l'empereur Alexandre. Son alliance lui est plus que jamais nécessaire. Il s'agit d'une partie définitive qu'il ne peut gagner, s'il n'obtient de son allié un concours absolu et sans réserve.
Source : Gallica

Claude-François Méneval Lettre à M. Thiers sur quelques points de l'histoire de l'empereur Napoléon… (1839)

Dans les calculs et les espérances de la cour de Vienne, le mariage devait conduire à l'alliance politique, et l'alliance politique à un changement complet dans le système fédératif de la France... A peine le mariage eut-il été conclu qu'elle se mit sérieusement à l'oeuvre pour nous exciter et nous aigrir contre notre alliée. Afin de nous mieux fasciner, elle simula l'effroi. A entendre M. de Metternich et les archiducs, l'Europe n'avait plus qu'une seule et redoutable ennemie, c'était la Russie. La civilisation de l'Occident était menacée par la barbarie moscovite
Source : Gallica

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