Résumé

Sergej Spiridonovič Tatiŝev Alexandre Ier et Napoléon : d'après leur correspondance inédite… (1891)

Je le dis franchement à Votre Majesté, ce cabinet, depuis les pourparlers pour la Silésie, se méfie de la politique de la France, peut-être même de ses intentions à son égard. Soit intérêt personnel ou public, je dois rendre au ministre cette justice, c'est qu'il marche tout en se défiant, comme un homme fidèle à son système et qui veut soutenir l'alliance de la France.
L'empereur seul est confiant; si on ne l'inquiétait pas de cent mille manières, il dirait franchement à l'empereur Napoléon : « Faites les parts, je m'en rapporte à vous ! »
Source : Gallica

Sergej Spiridonovič Tatiŝev Alexandre Ier et Napoléon : d'après leur correspondance inédite… (1891)

On n'est plus dévot de nos jours.
— Je vous demande pardon, Sire, cela n'est pas partout de même. On n'est peut-être plus dévot en Allemagne et en Italie, mais on est encore dévot en Espagne et en Russie.
Napoléon se tut un instant. Puis brusquement, en fixant Balachof : — Quel est le chemin de Moscou ?
Le général russe ne se laissa pas déconcerter.
« Sire, » riposta-t-il aussitôt, « cette question est faite pour m'embarrasser un peu. Les Russes disent comme les Français que toutchemin mène à Rome.
On prend le chemin de Moscou à volonté : Charles XII l'avait pris par Pultava. »
Source : Gallica

Sergej Spiridonovič Tatiŝev Alexandre Ier et Napoléon : d'après leur correspondance inédite… (1891)

Alexandre demanda des nouvelles de la santé de l'empereur Napoléon, dont il avait, disait-il, prévenu tous les désirs en déclarant la guerre à l'Angleterre et en se préparant à la déclarer aussi à la Suède. « Mandez bien à l'empereur, » fit-il, « qu'il ne pouvait faire un choix qui me fût plus agréable ; que je me rappelle tous les moments que j'ai passés avec lui à Tilsit. La France et la Russie donneront la paix au monde, et l'empereur ne peut avoir un allié plus fidèle que moi .»
Source : Gallica

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