Claude-François Méneval

Élements biographiques

Claude-François Méneval Mémoires pour servir à l'histoire de Napoléon Ier depuis 1802 jusqu'à 1815… (1893-1894)

Quand Napoléon se vit forcé par les arrêts du conseil britannique de recourir au système du blocus continental, il était évident que la Hollande ne pouvait conserver son indépendance que par l'exécution fidèle de ce système ou par la paix maritime. La réponse du roi aux instances de l'Empereur, qui le pressait de fermer ses ports au commerce anglais, était que le système du blocus continental causerait la ruine de la Hollande, et que mieux vaudrait pour elle se réunir et s'incorporer à la France, qui lui donnerait au moins des relations libres avec quarante millions d'hommes.
Source : Gallica

Claude-François Méneval Lettre à M. Thiers sur quelques points de l'histoire de l'empereur Napoléon… (1839)

On vit son empereur, ses ministres, ses archiducs, sa noblesse elle-même, changer brusquement et sans pudeur de langage et d'attitude vis-à-vis de nous, accabler d'égards et d'empressement notre ambassadeur, rivaliser de servitude et d'adulations, exalter à l'envi la gloire et le génie du grand homme qui nous gouvernait, tous enfin concourir de leurs paroles et de leurs actions à cet éclatant mensonge d'un dévouement prétendu sincère à leur plus mortel ennemi.... L'empereur François joua son rôle dans cette haute comédie politique, avec une apparence de bonhomie pleine de ruse et d'habileté.
Source : Gallica

Claude-François Méneval Mémoires pour servir à l'histoire de Napoléon Ier depuis 1802 jusqu'à 1815… (1893-1894)

La chambre à coucher du roi avait une immense alcôve dans un coin de laquelle ce prince couchait sur un petit lit qui en avait été retiré. Il s'y trouvait plusieurs pupitres mobiles qui servaient aux concerts dans lesquels Frédéric jouait lui-même de la flûte et exécutait avec ses concertants des pièces de musique de sa composition. Tout respirait dans l'ameublement de ce château le dédain du luxe et du faste qui distinguait ce grand prince. Rien n'avait été déplacé.
L'Empereur trouva à Potsdam l'épée du roi, sa ceinture de général et son cordon de l'Aigle noir.
Source : Gallica

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