René Millet, La Marine marchande et les surtaxes de pavillon
“ À cette époque, la France, qui perdait l’empire de la mer et ses meilleures colonies, grâce à l’insouciance de ses princes, gardait encore l’avantage pour le commerce et l’industrie; mais l’Angleterre, avec de tels débouchés, pouvait fonder sa puissance commerciale sans le concours des autres peuples. Débarrassée de ses rivaux par la révolution française, protégée contre le continent par des droits élevés, forcée de tirer tout de son sol et de la mer, l’Angleterre fit des prodiges: l’industrie, poussée par la main de Pitt, prit son essor par la seule issue qui lui était ouverte. ”
