Résumé

René Millet La Marine marchande et les surtaxes de pavillon

À cette époque, la France, qui perdait l’empire de la mer et ses meilleures colonies, grâce à l’insouciance de ses princes, gardait encore l’avantage pour le commerce et l’industrie; mais l’Angleterre, avec de tels débouchés, pouvait fonder sa puissance commerciale sans le concours des autres peuples. Débarrassée de ses rivaux par la révolution française, protégée contre le continent par des droits élevés, forcée de tirer tout de son sol et de la mer, l’Angleterre fit des prodiges: l’industrie, poussée par la main de Pitt, prit son essor par la seule issue qui lui était ouverte.
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René Millet La Marine marchande et les surtaxes de pavillon

En un mot, il faut à la marine du crédit. Le crédit a son rôle séparé dans l’industrie maritime, comme le sang-froid du capitaine, le talent du constructeur, l’habileté de l’armateur ou du négociant. Tour à tour engagé au service de chacun d’eux, il joue un personnage muet qu’on aurait grand tort d’oublier, car il noue et dénoue les entreprises. Par malheur, la France ne connaît point encore tout le parti qu’on peut tirer d’une combinaison financière pour le service de cette industrie.
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René Millet La Marine marchande et les surtaxes de pavillon

Voilà le secret d’une belle marine. Il n’est pas impossible de citer un pays qui soit le passage d’un grand commerce et qui pourtant n’ait pas de vaisseaux à lui : c’est le cas de la Belgique; mais il n’en est aucun qui, avec des comptoirs nombreux, des relations étendues, ne recueille aussi le bénéfice de ses transports. Comment le pavillon national ne paraîtrait-il pas sur des courans invariables? Quand les Français seront dans les deux ports extrêmes, il faudra bien que le vaisseau soit français à son tour.
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