Résumé

Edmond Plauchut La Question de la marine marchande…

Elle prouve que nos armateurs tiennent peu de compte des améliorations navales qui se produisent à l’étranger. Est-ce par économie, par habitude de protection ou par indifférence ? Quoi qu’il en soit, ils ont tout intérêt à ne pas négliger de tels progrès. Qu’ils s’aident donc, s’ils veulent que le ciel, — c’est-à-dire le gouvernement, — leur vienne un jour en aide. Les Anglais construisent beaucoup plus de navires en fer qu’ils n’en construisent en bois, et ce système, que nous ne pouvons adopter en raison de sa cherté, est encore une cause d’infériorité pour notre marine.
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Edmond Plauchut La Question de la marine marchande…

Nous pouvons, il est vrai, acheter à bon marché les navires des étrangers ; mais que deviendront alors nos chantiers, nos ouvriers, notre industrie navale ? Il serait fort à craindre qu’on ne nous livrât que des rebuts remis à neuf.
S’il est très vrai qu’en France la main-d’œuvre est moins chère qu’en Angleterre et qu’aux États-Unis, il est tout aussi vrai que nos arsenaux manquent d’un nombre suffisant d’ouvriers habiles, d’un outillage perfectionné et de machines-outils, qui permettent aux constructeurs d’économiser sur la main-d’œuvre.
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Edmond Plauchut La Question de la marine marchande…

Si avec l’étendue des côtes que la France possède et la protection dont nos armateurs ont largement joui depuis un temps immémorial jusqu’en 1860, nous ne sommes pas la première nation maritime, c’est évidemment parce que nos goûts s’y opposent. Nous n’aimons pas plus en France la mer et la grande navigation que nous n’aimons l’émigration.
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