Ph. Chemin-Dupontès

Résumé

Ph. Chemin-Dupontès Revue des Deux Mondes

Force incalculable, on dirait presque surhumaine, la vapeur semble prendre plaisir à montrer à l’homme qu’elle n’est qu’à demi asservie. Long-temps elle se laisse manier, docile et obéissante ; et puis, tout à coup, dans un caprice sauvage, elle rejette son joug de fer, elle éclate et foudroie. Ses ravages alors sont à sa taille : c’est par centaines qu’elle immole ses victimes, et il n’est si forte paroi de fer qui puisse l’enserrer.
C’est ainsi qu’il a fallu que la gloire pacifique du Great-Western lui-même fut un instant couverte d’un voile de deuil.
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Ph. Chemin-Dupontès Revue des Deux Mondes

Les Américains, ces enthousiastes utilitaires, apportent dans la construction de leurs bateaux à vapeur un luxe artistique et une élégance dont on se rendrait difficilement compte si l’on ne savait tout ce que la concurrence peut avoir de productif, et si l’on ne connaissait d’ailleurs les admirables facilités que leur donne la profondeur de leurs fleuves. Rien n’est beau, gracieux et comfortable comme ces courriers navigateurs de l’Hudson qui incessamment font échange de populations entre New-York et Albany.
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Ph. Chemin-Dupontès Revue des Deux Mondes

Qui oserait nier que la navigation mécanique soit un bienfait pour tous les peuples, au profit desquels elle tend sans cesse à généraliser les bienfaits d’une civilisation jusqu’ici concentrée sur quelques points du globe ?... Néanmoins, il faut le reconnaître, l’emploi de la vapeur, comme puissance locomotrice, présente encore des dangers. Pratiquement, elle est de date très récente ; elle appelle des perfectionnemens au moyen desquels la science des Watt et des Fulton ne soit plus un jour, parmi les hommes, qu’un instrument de création et de progrès.
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