Charles Thierry-Mieg

Charles Thierry-Mieg

Résumé

Portrait de Charles Thierry-Mieg Charles Thierry-Mieg La France et la concurrence étrangère… (1884)

En industrie il en est de même ; et si un bon ouvrier peut aspirer au grade de contremaître, comme un bon soldat à celui de sous-officier, il est rare qu'il puisse monter plus haut, parce qu'il n'a pas reçu l'instruction nécessaire. C'est donc une utopie que de vouloir donner aux ouvriers la direction de l'industrie, en supprimant ce qu'on est convenu d'appeler le bourgeois ou le patron, c'est-à-dire le chef instruit et expérimenté.
Source : Gallica

Portrait de Charles Thierry-Mieg Charles Thierry-Mieg La France et la concurrence étrangère… (1884)

C'est cette exagération du rôle de l'ouvrier dans l'industrie, exagération propagée par des politiciens ambitieux, et même par des philanthropes de bonne foi, qui est une des causes principales des grèves dont nous souffrons, et qui menacent de tuer, au profit de l'étranger, plusieurs de nos meilleures industries. Si l'on se rendait bien compte que dans l'industrie, outre l'ouvrier et le capital, il faut un troisième facteur, le chef d'industrie, on n'encouragerait pas l'ouvrier dans ses espoirs d'indépendance et dans ses revendications utopiques.
Source : Gallica

Portrait de Charles Thierry-Mieg Charles Thierry-Mieg La France et la concurrence étrangère… (1884)

Le seul progrès possible est le progrès mécanique, lorsqu'il a pour résultat une économie ; et celui-ci se fait généralement en dehors de l'usine. Qu'un inventeur réussisse à trouver un fabricant intelligent capable de comprendre l'utilité de sa machine, d'autres la prendront à leur tour de confiance. Seulement l'industrie est si considérable, le nombre des usines si énorme, que même par ce moyen indirect les progrès se font rapidement, tant qu'ils ont pour but une économie.
Source : Gallica

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