Résumé

C. Lebrun A M. Pouyer-Quertier,... La campagne des protectionnistes au Sénat… (1882)

Le libre-échange c'est le bon marché, le bien-être, la richesse à l'intérieur; au-dehors, c'est encore tout cela ; de plus c'est la fraternité en action, c'est l'union des peuples par ce qui les touche le plus, l'intérêt; c'est même, à notre époque d'instabilité, la diminution des guerres en fréquence, en durée, en barbaries inutiles. La liberté de l'échange, c'est la' mort de ce patriotisme étroit qui a jadis fait tant de victimes.
Grâce à l'échange des idées, des sentiments, des produits intellectuels et des services scientifiques
Source : Gallica

C. Lebrun A M. Pouyer-Quertier,... La campagne des protectionnistes au Sénat… (1882)

Ils déterminent une fausse direction des capitaux et des bras, une déperdition de travail, une diminution de la richesse nationale.
On a intérêt à commercer, même avec une nation qui charge de droits exorbitants nos produits. Elle se fait tort à elle-même. N'imitons pas ce mauvais exemple; ne devenons pas nos propres ennemis. La protection profite à quelques-uns, la liberté profite à tous. « Protection c'est spoliation ; liberté c'est justice. »
Nous avons enfin réfuté en passant ces sophismes fondamentaux du protectionnisme, l'intérêt national et la balance du commerce.
Source : Gallica

C. Lebrun A M. Pouyer-Quertier,... La campagne des protectionnistes au Sénat… (1882)

Plus cette différence s'accuse, plus une nation s'enrichit, de sorte que, s'il était possible que ses importations fussent énormes et ses exportations nulles, elle serait infiniment riche, aisée, pourvue de tous objets utiles ou agréables.
La vieille balance du commerce dit, au contraire : « Plus une nation exporte, plus elle s'enrichit, » ce qui est à la fois une sottise et une impossibilité ; car recevoir sans donner n'est guère possible ; et donner toujours, sans recevoir jamais, serait une duperie.
Source : Gallica

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