Résumé

Paul Reynaud Les relations commerciales franco-allemandes depuis la Guerre jusqu'au 1er janvier 1935… (1935)

L'opinion qui se désintéresse généralement de ces tractations prêta attention à celle-ci, bien que ce ne fût pas toujours pour des raisons purement économiques : on y voyait surtout un désir de rapprochement entre la France et l'Allemagne qui, pour la première fois depuis la guerre, fixaient librement leurs échanges, et l'on parla de « Locarno économique ».
L'expression est heureuse si l'on songe combien l'économique est lié au politique et que des accords normaux ne peuvent s'établir sur le terrain des échanges, que s'ils sont accompagnés d'une politique de paix totale et complète.
Source : Gallica

Paul Reynaud Les relations commerciales franco-allemandes depuis la Guerre jusqu'au 1er janvier 1935… (1935)

Pourquoi l'entente douanière qui était réalisable en 1927-1929 ne l'est-elle plus aujourd'hui ?
La réponse est sur toutes les lèvres : la crise, car la crise a bon dos, et il est commode de lui faire supporter toutes les responsabilités. Il est indéniable, certes, que c'est elle qui a provoqué le dumping et les mesures de prohibition et de restriction qui en ont été la conséquence ; c'est parce qu'il y a eu une crise de surproduction générale dans le monde que chaque pays a voulu écouler ses marchandises.
Source : Gallica

Paul Reynaud Les relations commerciales franco-allemandes depuis la Guerre jusqu'au 1er janvier 1935… (1935)

Depuis 1930 on emploie des procédés de coercition bien plus puissants et qui sont, pour les pays qui veulent vendre, le dumping — dumping frénétique, puisqu'il ne se contente pas de la vente à perte ou de primes importantes, mais va jusqu'à la dévalorisation de la monnaie nationale pour abaisser le prix de revient — et pour ceux qui ne veulent pas acheter, les surtaxes compensatrices de change, les mesures de protectionnisme indirect et surtout le contingentement.
Source : Gallica

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