Résumé

Louis Polac Notre commerce extérieur d'après-guerre (1917)

En parlant de l'expansion, nous avons déjà exposé quelle importance a l'exportation pour le développement économique.
Produire est bien; tirer des règnes végétal, animal et minéral tout ce qui peut être utile, le transformer par l'industrie pour lui donner de nouvelles contextures plus utiles ou agréables, c'est le but que l'homme s'assigne pour accroître ses ressources, et augmenter son bien-être physique et psychique. Mais chaque individu ne fournit par son propre travail qu'un ou quelques-uns des éléments de sa consommation, il est vrai en quantité dépassant ses besoins personnels.
Source : Gallica

Louis Polac Notre commerce extérieur d'après-guerre (1917)

Bien entendu, la consommation est en rapport avec le chiffre de la population, mais la production en dépend également, puisque le bras de l'homme et aussi son cerveau sont des facteurs essentiels. Et nous savons que l'humanité, au fur et à mesure qu'elle se perfectionne moralement et matériellement, qu'elle acquiert plus de science, de richesse, de bien-être, étend ses besoins, que son industrie s'efforce de satisfaire, après les avoir souvent provoqués. Il en résulte fatalement que l'expansion industrielle et commerciale devient une nécessité toujours plus impérieuse.
Source : Gallica

Louis Polac Notre commerce extérieur d'après-guerre (1917)

L'achat de valeurs mobilières à rendement fixe et aussi sûr que possible, quelquefois avec lots, est beaucoup plus répandu chez nous que dans les autres pays. Le commerçant, l'industriel eux-mêmes épargnent sur leurs bénéfices, et, au lieu de les employer à étendre leurs affaires, « mettent de côté » pour se retirer comme rentiers vers la cinquantaine. Nulle part on ne voit autant de petits rentiers qu'en France. Il en résulte un état d'esprit général chez l'industriel, le négociant, le capitaliste et le banquier peu propre à exciter l'initiative, l'entreprise et l'expansion.
Source : Gallica

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