Charles Coquelin

Résumé

Charles Coquelin Revue des Deux Mondes

À ce compte, on ne sait vraiment pas où s’arrêterait le progrès incessant de la richesse d’un peuple favorisé par le crédit, si des causes d’un autre ordre ne troublaient quelquefois cette marche ascendante, si le crédit lui-même n’était pas sujet à des retours soudains, à des crises funestes, qui viennent de temps à autre détruire une partie de ses bienfaits.
Ce n’est pas tout. Par cela même que le crédit met en valeur les capitaux dormans, il donne de l’emploi aux hommes ; il utilise à la fois les bras et les intelligences.
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Charles Coquelin Revue des Deux Mondes

On dirait vraiment, à entendre ces hardis calculateurs, qu’il y a dans chaque pays une certaine étendue de terres pour toujours et exclusivement consacrée à la culture des céréales, sans que cette culture soit susceptible ni de se resserrer, ni de s’étendre. On dirait qu’une sorte de loi impérieuse force les cultivateurs à tourner éternellement dans le même cercle, à tracer invariablement le même sillon.
En toutes choses, la production, à moins qu’elle ne soit limitée pas la nature des choses, tend à se mesurer sur l’étendue du débouché.
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Charles Coquelin Revue des Deux Mondes

Loin de déprimer l’industrie, ce système y produit plutôt une surexcitation maladive, une sorte de pléthore, en cela qu’il pousse forcément vers les manufactures les capitaux et les hommes auxquels il ravit ailleurs leur emploi. Seulement les fruits que cette industrie procure sont détournés de leur destination naturelle ; la classe des travailleurs qui les produit n’en jouit pas. Plus humain que le système anglais, en ce qu’il ménage davantage les subsistances, le système français pèse, au contraire, sur l’industrie, qu’il a amoindrit et qu’il étouffe en renchérissant tous ses produits.
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