Charles Coquelin

Élements biographiques

Charles Coquelin,  Revue des Deux Mondes

“ Le peuple qui crée les langues et qui les forme ne les comprend pas, du moins ne sait-il pas se rendre compte des lois qui les gouvernent. En créant les mots, il les rapporte à l’ensemble avec un instinct sûr, et ces rapports, qu’il a établis lui-même, il n’en a pas conscience. Il connaît la langue pour son usage, il la pratique, il la manie comme un instrument docile ; mais ce même instrument dont il se sert tous les jours sans effort, et qui est son ouvrage, renferme des mystères dont il n’a pas la clé. C’est par un contraste semblable que la raison du commerce échappe au commerçant. ”
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Charles Coquelin,  Dictionnaire de l’économie politique

“ L’économie politique a été un art avant d’être une science, et l’étymologie même de son nom l’indique ; bien plus, avant d’être un art, c’est-à-dire avant d’être formulée en maximes générales et en préceptes, elle a été entre les mains des gouvernants une pratique aveugle. Telle est, du reste, la marche ordinaire des travaux humains. Dans l’ordre logique, la science précède l’art, qui n’est ou ne doit être qu’une déduction de la science ; et l’art précède la pratique, qui ne doit être qu’une application plus ou moins exacte des règles générales de l’art. ”
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Charles Coquelin,  Revue des Deux Mondes

“ On dirait vraiment, à entendre ces hardis calculateurs, qu’il y a dans chaque pays une certaine étendue de terres pour toujours et exclusivement consacrée à la culture des céréales, sans que cette culture soit susceptible ni de se resserrer, ni de s’étendre. On dirait qu’une sorte de loi impérieuse force les cultivateurs à tourner éternellement dans le même cercle, à tracer invariablement le même sillon.
En toutes choses, la production, à moins qu’elle ne soit limitée pas la nature des choses, tend à se mesurer sur l’étendue du débouché.
”
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